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États-Unis : le genou à terre autorisé pendant l'hymne national d'un match de foot

Après l'avoir interdit en 2017, la fédération de football américaine a dû revenir sur sa décision. Le genou à terre est devenu un symbole de l'anti-racisme depuis la mort de George Floyd.

Marcus Thuram pose le genou à terre en hommage à George Floyd, un Afro-américain victime de violences policières
Marcus Thuram pose le genou à terre en hommage à George Floyd, un Afro-américain victime de violences policières
Crédit : MARTIN MEISSNER / POOL / AFP
Camille Sarazin & AFP

Megan Rapinoe aura désormais le droit de s'agenouiller pendant l'hymne. La Fédération américaine, l'USSF, a abrogé mercredi 10 juin une règle qui interdisait aux membres de ses équipes nationales d'effectuer ce geste de protestation. 

"Le conseil d'administration a voté pour abroger la règle 604-1, qui obligeait nos joueurs à se tenir debout pendant l'hymne national", a indiqué mercredi l'instance. Cette mesure avait été instaurée en 2017, juste après que la star de l'équipe nationale féminine Megan Rapinoe s'est agenouillée pendant le "Star-Spangled Banner", lors d'un match international en 2016.

Elle se joignait alors au mouvement de contestation contre les violences policières faites aux Noirs, initié par l'ex-star du foot américain Colin Kaepernick. Lequel s'est ensuite fait traiter de "fils de pute" par Donald Trump et n'a plus rejoué depuis trois ans, blacklisté en NFL.

Or, poser un genou à terre est devenu, depuis la mort de George Floyd le 25 mai, un geste emblématique de contestation de l'injustice raciale, lors des très nombreuses manifestations qui ont eu lieu aux États-Unis et dans le monde ces quinze derniers jours. 

"Nous nous excusons"

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"Il est devenu clair que notre politique était erronée et portait atteinte au message important du mouvement Black Lives Matter", a reconnu la fédération. "Nous n'avons pas fait assez pour écouter - en particulier nos joueurs -, pour comprendre et reconnaître les expériences très réelles et significatives des Noirs et des autres communautés minoritaires dans notre pays. Nous nous excusons auprès de nos joueurs - en particulier nos joueurs noirs -, du personnel, des fans et de tous ceux qui soutiennent l'éradication du racisme", a-t-elle ajouté.

Des mots qui répondent à la demande formulée en ce sens par l'équipe nationale féminine lundi, après avoir appris que sa fédération avait l'intention d'abroger sa règle : "Nous pensons que l'USSF devrait publier une déclaration reconnaissant que cette mesure était erronée lorsqu'elle a été adoptée et présenter des excuses à nos joueurs Noirs et partisans".

Exaucées, les doubles championnes du monde n'ont pas réagi dans l'immédiat. Elles avaient en outre enjoint la Fédération à "exposer ses plans sur la manière dont elle soutiendra désormais le message et le mouvement qu'elle a tenté de faire taire il y a quatre ans".

"Nous sommes ici pour nos joueurs et sommes prêts à les soutenir dans leurs efforts pour parvenir à une justice sociale. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons faire une différence dans l'avenir. Nous nous engageons dans cet effort de changement et nous mettrons en oeuvre des actions de soutien dans un avenir proche", a promis l'USSF, sans donner de détail.

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