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Erdogan ne veut pas d'un Kurdistan en Syrie

Après la victoire des Kurdes à Kobané, Erdogan a déclaré qu'il ne voulait pas d'un Kurdistan en Syrie.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan (illustration)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan (illustration)
Crédit : ADEM ALTAN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que les kurdes syriens de la ville de Kobané viennent de chasser les jihadistes de l'Etat islamique, le président turc a déclaré qu'il ne voulait pas en Syrie d'une zone kurde autonome comme celle en Irak.

"Nous ne voulons pas une (répétition) de la situation en Irak (...) c'était le nord de l'Irak. Nous ne pouvons accepter la naissance maintenant du nord de la Syrie", a-t-il dit à un groupe de journalistes dans l'avion le ramenant à Ankara au terme d'une tournée en Afrique.

"Nous devons conserver notre position à ce sujet, sinon ce sera un nord de la Syrie comme un nord de l'Irak. Cette entité est source de gros ennuis dans l'avenir", a dit l'homme fort de Turquie, cité par le quotidien Hürriyet.

La Turquie avait refusé de participer à la coalition

Selon les combattants kurdes syriens qui défendent la ville de Kobané depuis le siège imposé par le groupe Etat islamique (EI) en septembre dernier, une victoire décisive a été enregistrée.

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Depuis le début de la bataille, les combats pour la ville ont fait plus de 1.800 morts, dont plus de 1.000 dans les rangs jihadistes, selon un nouveau bilan de l'OSDH (Observatoire syrien des droits de l'Homme).

La Turquie a adopté une position ambigüe et refusé de participer à la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre les jihadistes en Irak et Syrie et de renforcer le camp des Kurdes de Syrie.

Recep Tayyip Erdogan avait qualifié de "terroriste" le principal parti kurde de Syrie (PYD), à la pointe du combat contre l'EI, au même titre que le mouvement frère du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis 1984 la guérilla sur le sol turc.

Pour la Turquie, une victoire ne veut pas dire indépendance du territoire

Pressé par ses alliés d'intervenir, le régime islamo-conservateur d'Ankara a finalement fait un geste en autorisant le passage par son territoire d'un symbolique contingent de kurdes irakiens pour renforcer la défense de Kobané.

Ankara redoute qu'une victoire des Kurdes à Kobané par le soutien des rais aériens des avions de la coalition soit synonyme d'une indépendance de la partie kurde de la Syrie, aux frontières de son pays.

M. Erdogan a une nouvelle fois défendu devant les journalistes sa thèse d'une "zone d'exclusion aérienne" et d'une "zone de sécurité" à la frontière syrienne, réaffirmant sa farouche hostilité au régime du président Bachar al-Assad ainsi qu'à l'administration de cantons mis en place par les Kurdes syriens.

Il se produira en Syrie exactement ce qui s'est produit en Irak

Recep Tayyip Erdogan

"Notre objectif est le régime. Avec le régime actuel rien ne peut continuer en Syrie", a-t-il dit, critiquant la position de son allié américain consistant à ne pas "viser directement le régime" de Damas.

"On ne peut pas aboutir à une solution par cette méthode. Il se produira en Syrie exactement ce qui s'est produit en Irak", c'est-à-dire la création d'une zone d'autonomie, même si la Turquie entretient une étroite collaboration avec les Kurdes d'Irak, a ajouté M. Erdogan.

Tout comme en Syrie, la défaite de l'EI à Kobané a provoqué un mouvement de liesse dans le sud-est turc, frontalier de l'Irak et de la Syrie et peuplé majoritairement de Kurdes. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des principales villes comme Diyarbakir et Hakkari mais aussi à Istanbul (nord-ouest) pour fêter la victoire, ont rapporté les médias.

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