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ÉDITO - Venezuela : "Maduro présente beaucoup de points communs avec Poutine", selon Gernelle

Une élection présidentielle se tiendra au Venezuela en juillet. Les principaux candidats de l’opposition n’ont pas été autorisés à se présenter.

Nicolas Maduro au Palais de Miraflores, le 16 février 2020 à Caracas.

Crédit : Yuri CORTEZ / AFP

ÉDITO - Connaissez-vous Nicolas Maduro, le président du Venezuela, le Vladimir Poutine latino-américain ?

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Etienne Gernelle

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Le "Poutine latino-américain". Il s’appelle Nicolas Maduro. Il est le président du Venezuela et présente - c’est frappant - beaucoup de points communs avec le maître du Kremlin. Maduro est arrivé au pouvoir en 2013, il s’est prolongé en 2018 grâce à des élections - comme Poutine - totalement bidon.
 
Et ça recommence. Une élection présidentielle se tiendra au Venezuela en juillet, comme la Russie il y a deux semaines, et comme en Russie, le suspense est aussi faible : les principaux candidats de l’opposition n’ont pas été autorisés à se présenter. Comme ça, c'est plus simple.
 

Mais ce n’est pas tout : comme Poutine, Maduro a des appétits expansionnistes. Il revendique une partie du territoire du pays voisin, le Guyana. Un territoire riche en pétrole d’ailleurs. 

Perte des trois quarts de son PIB depuis 2016

Il ne l’a pas - pas encore - envahi, mais exprime bruyamment ses prétentions. Souvenons-nous que Poutine avait annoncé la couleur sur l'Ukraine bien avant d’envoyer ses chars. Dans ce domaine, Maduro est, disons, un apprenti Poutine.
 
Il est un en revanche où l’élève Maduro a déjà dépassé le maître : c’est sa capacité à ruiner son pays. Le Venezuela a perdu les trois quarts de son PIB depuis 2016. C’est un exploit, car le Venezuela dispose des premières réserves mondiales de pétrole, devant l’Arabie Saoudite !

Le socialisme dit "bolivarien" de Maduro a réussi à clochardiser un pays qui devrait être richissime. Il y a des pénuries alimentaires, la pauvreté est telle que 7,7 millions de personnes ont fui le pays, selon le Haut commissariat aux réfugiés.

Le club des dictateurs agressifs se serre les coudes

Enfin, qu’est-ce que la prospérité quand on a l’amitié ? Maduro et Poutine s’entendent très bien, ils célèbrent régulièrement leur amitié. Le club des dictateurs agressifs se serre les coudes. Accessoirement, mais cela intéressera les Français, les deux peuvent compter sur une certaine mansuétude de la part de Jean-Luc Mélenchon. Alors à divers degrés.
 
D’un côté, Mélenchon qualifie aimablement Poutine de "chef d’État qui fait ce qu’il croit être son devoir", c’est ce qu’il a déclaré récemment, et professe à propos de l’Ukraine un pacifisme qui ne peut que plaire au Kremlin.

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De l’autre, le leader insoumis affiche de manière constante son soutien à Maduro, parlant même au moment de son arrivée au pouvoir de "source d’inspiration". Oh, la jolie "source d’inspiration". 

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