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Ébola : une première guérison confirmée par l'OMS depuis le début de la crise en RDC, l'épidémie encore sous surveillance

L’Organisation mondiale de la Santé a annoncé vendredi 29 mai la guérison d’un premier patient atteint du virus Ebola en République démocratique du Congo, une avancée symbolique alors que l’épidémie, déclarée le 15 mai, continue de s’étendre et de faire des victimes.

Une femme prépare le vaccin contre Ebola VSV-EBOV qu'elle s'apprête à administrer, en Guinée, le 10 mars 2015.

Crédit : CELLOU BINANI / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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L’Organisation mondiale de la Santé a confirmé qu’un patient atteint du virus Ebola en République démocratique du Congo a été déclaré guéri ce vendredi 29 mai, et a pu quitter l’hôpital deux jours plus tôt, le mercredi 27 mai. 

Selon Anaïs Legand, experte technique de l’OMS sur les fièvres hémorragiques virales, il s’agit de "la première personne admise dans un centre de soins à avoir été renvoyée chez elle après deux tests négatifs" depuis le début de l'épidémie. 

Le patient a ainsi pu rejoindre sa communauté, une étape présentée comme encourageante par l’organisation, qui rappelle toutefois que d’autres guérisons pourraient concerner des cas non confirmés en laboratoire.

Une épidémie encore active et des bilans lourds

Déclarée le 15 mai, la nouvelle épidémie d’Ebola touche déjà plusieurs provinces congolaises et s’étend également à l’Ouganda voisin. Selon les données communiquées par l’OMS, 125 cas confirmés sont recensés et plus de 900 cas suspects, ainsi que 17 décès confirmés et 223 décès suspectés.

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D’autres estimations, notamment celles de l’Africa CDC - Centre africain de contrôle et de prévention des maladies -, évoquent une situation encore plus préoccupante avec environ 246 décès sur plus de 1.000 cas suspects, soulignant les difficultés de confirmation des infections dans un pays où les capacités de test restent limitées.

L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Cette souche peut atteindre un taux de létalité allant jusqu’à 50%, même si les données actuelles de l’épidémie semblent indiquer un taux inférieur à 25%, selon l’OMS, un chiffre appelé à évoluer.

Anaïs Legand a toutefois insisté sur un point clé : un accès rapide aux soins améliore fortement les chances de survie. L’OMS estime ainsi que d’autres guérisons devraient être enregistrées dans les prochaines semaines.

Une situation complexe sur le terrain

La réponse sanitaire intervient dans un contexte difficile. Dans certaines zones de l’est de la RDC, notamment dans la province d'Ituri, les services de l’État sont fragiles et l’accès humanitaire est compliqué par la présence de groupes armés et des déplacements massifs de populations.

Des millions de personnes vivent dans des camps surpeuplés où les conditions d’hygiène sont précaires, un terrain propice à la propagation du virus. Plusieurs déplacés interrogés par l’AFP ont exprimé leur inquiétude face à une possible diffusion l'épidémie dans ces espaces déjà saturés.

L’organisation a par ailleurs rappelé que le risque sanitaire reste élevé au niveau régional, mais faible à l’échelle mondiale. Des travaux sont en cours pour développer des vaccins et traitements contre la souche Bundibugyo. L’OMS a indiqué que des essais cliniques pourraient être lancés, tandis que l’Africa CDC a annoncé un objectif de mise à disposition de solutions d’ici fin 2026.

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