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Donald Trump : le florilège de ses déclarations "chocs" sur ses homologues

Le président américain, volontiers provocateur et metteur en scène, s'est employé durant son mandat à casser les codes des relations internationales, à coups de tweets et de sorties tonitruantes.

Donald Trump, le 16 septembre 2020
Donald Trump, le 16 septembre 2020 Crédit : MANDEL NGAN / AFP
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Valentin Deleforterie et AFP

Au fil des ans, les déclarations "chocs" de Donald Trump vis-à-vis de ses homologues sont presque devenues routinières. Le locataire de la Maison-Blanche n'a cessé de mettre en scène son amitié avec les adversaires des États-Unis, de même que sa rivalité avec leurs alliés.

"Plus ils sont durs et méchants, mieux on s'entend [...] Les plus faciles sont peut-être ceux [...] avec lesquels je m'entends le moins bien", avait-il confié au journaliste Bob Woodward pour son livre Rage, publié en septembre dernier.

Parmi ses homologues les plus "durs", Vladimir Poutine figure certainement en bonne place. En 2018, Trump est interrogé sur l'ingérence de Moscou dans les élections américaines de 2016. Il semble donner plus de poids aux dénégations de son homologue russe qu'aux conclusions du renseignement des États-Unis.

 "J'ai le président Poutine qui vient de dire que ce n'était pas la Russie [...] Et je ne vois pas pourquoi cela le serait [...] Le président conteste avec force", assure-t-il devant un parterre de journalistes à Helsinki. Face au tollé qui secoue même son camp républicain, il dira s'être mal exprimé.

Kim-Jong Un surnommé "Rocket man"

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Si la Corée du Nord continue de menacer Washington, "elle se heurtera au feu et à la colère d'une ampleur que le monde n'a jamais vue", prévient Trump en 2017. Sur ce dossier, le milliardaire républicain montrera comme jamais sa capacité à passer d'un excès à l'autre.

Après son sommet historique de juin 2018 avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui a fait baisser la tension sans résoudre le dossier nucléaire, Donald Trump s'amuse en meeting devant ses partisans en parlant de celui qu'il affublait encore quelques mois plus tôt du sobriquet de "Little Rocket Man" ("petit homme-fusée"). "Il m'a écrit des lettres magnifiques, de superbes lettres, et nous sommes tombés amoureux", plaisante-t-il.

Concernant son homologue chinois, le milliardaire dit de lui qu'il est "fort, intelligent, et puissamment concentré pour mener la contre-attaque face au coronavirus" dans un tweet en février dernier. Trois mois plus tard, Trump change de braquet

"C'est 'l'incompétence de la Chine', et rien d'autre, qui a provoqué cette tuerie de masse mondiale", lance, toujours au sujet de la pandémie, le président qui refuse désormais tout contact avec son ancien "ami" Xi Jinping.

La "stupidité de Macron"

En recevant le Premier ministre hongrois Viktor Orban en mai 2019, Donald Trump le qualifie d'homme "dur" mais "respecté [...] partout en Europe". Une déclaration en opposition totale avec les prises de position des dirigeants européens, qu'Orban agace pour sa critique des démocraties "libérales".

Le chef de la première puissance mondiale ne semble de toute évidence pas enclin à ménager les alliés historiques des États-Unis. Avant même de prendre ses fonctions, il fustige la chancelière allemande Angela Merkel en janvier 2017 : "Je pense qu'elle a fait une erreur catastrophique et que c'était de prendre tous ces migrants illégaux : c'était de prendre tous ces migrants illégaux, de prendre tous ces gens d'où qu'ils viennent"

Donald Trump souffle également le chaud et le froid avec son homologue français. "Le problème est qu'Emmanuel Macron souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10%", raille le locataire de la Maison Blanche en novembre 2018 alors que son homologue français est confronté au mouvement protestataire des "gilets jaunes".

Après des débuts en apparence idylliques entre les deux chefs d'État, l'ambiance se rafraîchit. Donald Trump dénonce en 2019 "la stupidité de Macron" au sujet de la taxe française sur les géants du numérique. Il juge également la cheffe du gouvernement britannique Theresa May responsable de la "pagaille" du Brexit. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau est quant à lui qualifié de "très malhonnête et faible". L'Union européenne, dit Trump, a été "vraiment créée pour nous traiter très mal".

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