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Cyberespionnage, escroqueries et faux CV : comment la Corée du Nord infiltre les entreprises françaises

Plusieurs capitales occidentales ont alerté contre un système piloté par Pyongyang, qui passe par l'escroquerie et le pillage de données d'entreprises occidentales afin de contourner les sanctions imposées par la communauté internationale.

Un ordinateur touché par une cyberattaque (illustration)

Crédit : ROB ENGELAAR / ANP / AFP

Cyberespionnage, escroqueries et faux CV : comment la Corée du Nord infiltre les entreprises françaises

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Sophie Joussellin - édité par Laurène Rocheteau

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La Corée du Nord a-t-elle lancé une opération de cyber-espionnage en France ? Paris, ainsi que dix autres capitales, dont Washington et Tokyo, ont alerté la semaine dernière contre un système piloté par Pyongyang afin de contourner les sanctions qui lui sont imposées par la communauté internationale. 

Ce système, bien rodé, passe notamment par l'escroquerie des entreprises françaises : des informaticiens nord-coréens se font passer pour des ressortissants d'autres pays asiatiques et, à la demande des autorités, postulent à des emplois en télétravail. À la clé : un pillage des données de ces entreprises occidentales. 

"C'est à la fois du cyber-espionnage, de l'escroquerie, de l'usurpation d'identité", explique à RTL Nicolas Arpagian, spécialiste de la sécurité des réseaux au sein de la société Jizô AI. "L'idée, c'est de récupérer des informations qui se trouvent dans les bases de données, dans les serveurs, dans les systèmes de messagerie des entreprises ciblées, et ainsi faire prospérer le capital scientifique et technologique de la Corée du Nord."

Pyongang veut récolter des devises occidentales

Pyongyang engrange par la même occasion des devises occidentales, car le pays, sous sanctions internationales, en est avide pour développer ses programmes nucléaires, balistiques et militaires. 

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"Ce sont en général des profils d'experts, et donc des gens qui vont toucher des fortes rémunérations", analyse Nicolas Arpagian. "C'est un moyen pour l'État nord-coréen d'avoir un flux en devises chaque mois avec les paies de ses collaborateurs, qui arrivent directement sur des comptes totalement contrôlés par l'État coréen."

Mais ces informaticiens, eux, ne voient pas la couleur de ces salaires en devises occidentales : ils sont rémunérés par Pyongyang en won, la monnaie coréenne. 

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