3 min de lecture

Cuba : malgré les multiples pressions de Donald Trump, Marco Rubio dément que les États-Unis cherchent à renverser le président cubain

Alors que Donald Trump a assuré qu'il "aura l'honneur de prendre Cuba", le secrétaire d'État américain Marco Rubio a de son côté démentit un article du New York Times assurant que les États-Unis ont demandé au gouvernement cubain d'évincer son président.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio prononce un discours lors de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC 2026), à Munich, en Allemagne, le 14 février 2026.

Crédit : HALIL SAGIRKAYA / ANADOLU / Anadolu via AFP

AFP - édité par Marine Langlois

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a démenti mardi 18 mars un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel.  Dans un message publié tard dans la nuit sur X, Marc Rubio a jugé l'article "faux", comme "beaucoup (d'autres) dans les médias" qui s'appuient selon lui sur des "charlatans et des menteurs se prétendant bien informés".

Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l'administration Trump avaient demandé à Cuba d'évincer le chef de l'État, perçu comme réfractaire au changement, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. Marco Rubio n'a pas précisé s'il contestait l'article dans son intégralité ou seulement certaines parties. 

Selon le New York Times, des responsables américains considèrent Miguel Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les États-Unis ne sont pas allés jusqu'à émettre un ultimatum pour exiger son départ. 

Une grosse coupure électrique à Cuba

Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d'investir sur l'île et d'y détenir des entreprises privées étaient loin d'être "suffisantes". Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine, est un fervent opposant au pouvoir communiste à Cuba, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959. 

À lire aussi

Le réseau électrique a été rétabli mardi à Cuba après plus de 24 heures de panne générale, tandis que les États-Unis accentuent leur pression sur le gouvernement communiste, l'exhortant à accélérer les réformes en faveur de l'économie de marché. De nombreux quartiers de La Havane, où vivent 1,7 million d'habitants, ont de nouveau du courant, a constaté l'AFP. 

À écouter

Cuba : l'agonie d'une île sans pétrole ni touristes

00:02:42

Outre cette panne électrique générale, la sixième en près d'un an et demi, le gouvernement de La Havane demeure sous la pression de Washington. Marco Rubio a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d'investir sur l'île et d'y détenir des entreprises privées étaient loin d'être "suffisantes". "Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d'y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical", a déclaré à la Maison Blanche le chef de la diplomatie. 

Trump "aura l'honneur de prendre Cuba"

"Ils parlent avec Marco, et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba", a affirmé pour sa part le président Donald Trump. Lundi, il avait dit "croire" qu'il "aura l'honneur de prendre Cuba", sans préciser exactement ce qu'il entendait par ce verbe. 

La réponse de La Havane ne s'est pas fait attendre. "Face au pire scénario, Cuba a une certitude: tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance indestructible", a déclaré sur X le président cubain Miguel Diaz-Canel. "Presque tous les jours, les Etats-Unis menacent publiquement Cuba de renverser par la force l'ordre constitutionnel. Ils utilisent un prétexte révoltant : les dures restrictions d'une économie affaiblie qu'ils ont agressée et tenté d'isoler depuis plus de six décennies", a-t-il fustigé.

L'économie de l'île, déjà affaiblie par plus de six années de crise, est au bord du gouffre, paralysée par le blocus énergétique imposé par Washington, outre l'embargo en vigueur depuis 1962.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info