2 min de lecture Crise en Grèce

Crise en Grèce : le pays demande officiellement une nouvelle aide au FMI

En demandant officiellement vendredi l'aide du FMI, la Grèce a coché une nouvelle case sur la liste des conditions dressée par ses créanciers, au moment même où les préparatifs d'un nouveau sauvetage du pays semblaient patiner.

Euclide Tsakalotos, ministre des finances de la Grèce
Euclide Tsakalotos, ministre des finances de la Grèce Crédit : THIERRY CHARLIER / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
et AFP

La Grèce applique petit à petit les exigences qui lui ont été réclamées en échange d'une nouvelle aide financière. Elle s'est ainsi pliée à une demande formulée le 13 juillet lors du sommet sous haute tension par les autres États de la zone euro. Dans une lettre rendue publique vendredi 24 juillet, le ministre des Finances grec, Euclide Tsakalotos, écrit : "Nous demandons un nouveau crédit du Fonds monétaire international". Le gouvernement grec, dominé par le parti de gauche radicale Syriza, souhaitait au départ se passer de tout nouveau plan d'aide du FMI, considéré comme un trop fervent partisan de la rigueur.
Mais Athènes a dû faire ce compromis face à l'Allemagne notamment, qui tenait à ce que l'institution de Washington, impliquée depuis 2010 dans les deux sauvetages successifs de la Grèce, reste à bord. Le Fonds et le gouvernement grec sont en revanche d'accord pour réclamer un allègement de la dette de la Grèce, que l'office statistique européen Eurostat vient d'évaluer à un montant représentant environ 170% du PIB. Formellement, l'aide du Fonds à la Grèce court encore jusqu'au printemps 2016, et une nouvelle demande n'était pas nécessaire. 
Le courrier d'Euclide Tsakalotos à Christine Lagarde apparaît donc surtout comme un geste de bonne volonté politique. La lettre est publiée alors que le processus de négociation d'un troisième plan d'aide faisant intervenir le FMI, les États de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE) semblait patiner vendredi. 

Alors qu'Athènes a déjà validé plusieurs étapes, notamment deux votes sur des réformes qui ont coûté une partie de sa majorité parlementaire au Premier ministre Alexis Tsipras, le flou subsistait sur l'arrivée dans le pays de hauts fonctionnaires de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. L'équipe chargée d'évaluer l'économie grecque et les réformes, qui n'avait plus mis les pieds depuis près d'un an en Grèce en raison d'une hostilité grandissante envers cette "troïka", est attendue "dans les prochains jours". Son retour sera un symbole lourd de sens dans un pays qui a massivement rejeté l'austérité par référendum le 5 juillet. 

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