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Coronavirus : un Philippin meurt d'avoir fait 300 squats pour avoir enfreint le couvre-feu

Un Philippin de 28 ans est décédé vendredi après que la police l'ait forcé à faire 300 squats pour avoir enfreint le couvre-feu.

Un policier aux Philippines (illustration)
Un policier aux Philippines (illustration)
Crédit : Ted ALJIBE / AFP
Thomas Pierre

Dans les Philippines de Rodrigo Duterte, on ne plaisante pas avec les mesures sanitaires. Un homme de 28 ans l'a appris à ses dépends. Jeudi, Darren Manaog Peñaredondo est arrêté dans la banlieue de Manille pour violation du couvre-feu en vigueur dans ce pays, qui fait face à une flambée des cas de Covid-19 depuis début mars. 

Libéré le lendemain matin, le jeune homme est d'abord contraint par les policiers à faire 300 squats, un exercice physique consistant à s'accroupir en fléchissant les jambes avant de se redresser. Une punition très éprouvante à laquelle Darren ne survivra pas. 

Sa petite amie témoigne auprès du New York Times. "Il m'a dit qu'il était tombé en faisant les exercices", raconte-t-elle. "Il avait du mal à marcher quand il est rentré à la maison. Quand il est allé aux toilettes, il est devenu bleu et a eu des convulsions". Darren décédera quelques instants plus tard.

"Une forme de torture"

Plus de 24 millions d'habitants de Metro Manila, la région de la capitale, et de quatre provinces voisines sont actuellement confinés. Et pour faire appliquer les restrictions, les autorités philippines, qui ont du mal à contenir les nouveaux cas de Covid-19, ont de plus en plus recours à la force.  

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Cristina Palabay, qui dirige une association de défense des droits, assure ainsi au quotidien américain que cette punition infligée par la police à Darren équivalait à "une forme de torture cruelle et inhumaine". En attendant les résultats de l'enquête, les deux policiers à l'origine de cette "correction" fatale ont été suspendus. 

Ce n'est pas la première fois, au cours de cette crise sanitaire, que des policiers philippins sont critiqués pour avoir violenté des civils. "L'année dernière, un ancien soldat souffrant de problèmes mentaux avait été abattu alors qu'il tentait de traverser un point de contrôle" du Covid-19, rappelle le New York Times. 

Et en avril 2020, le président philippin Rodrigo Duterte avait demandé aux forces de l'ordre d'abattre toute personne à l'origine de "troubles" dans les régions placées en confinement.

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