2 min de lecture Confinement

Coronavirus : le confinement porte-t-il ses fruits en Europe ?

VU DANS LA PRESSE - L'Italie et l'Espagne enregistrent un léger ralentissement de la pandémie de coronavirus alors que la France, qui entame sa troisième semaine de confinement, attend encore les retombées des mesures sanitaires.

Un policier à la frontière franco-espagnole pendant la pandémie de coronavirus, le 17 mars 2020 à Biriatou (France)
Un policier à la frontière franco-espagnole pendant la pandémie de coronavirus, le 17 mars 2020 à Biriatou (France) Crédit : GAIZKA IROZ / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Une étude comparative du HuffPost démontre que le nombre de cas de contamination confirmés depuis le début de la pandémie continue d'augmenter en France, en Italie et en Espagne. Toutefois, les Italiens et les Espagnols enregistrent un léger ralentissement de la propagation du Covid-19.

En observant le nombre de cas quotidiens, depuis quatre jours, "ce chiffre baisse régulièrement en Italie" : le 26 mars, 6.203 cas de Covid-19 étaient recensés contre 4.050 lundi 30 mars, le chiffre le plus bas depuis le 18 mars dernier. De son côté, l'Espagne constate également une timide décroissance depuis trois jours, de quoi laisser entrevoir le début d'une stabilisation de l'épidémie liée aux mesures de confinement.

En France, malgré une baisse observée dimanche 29 mars, "le nombre de cas est revenu au niveau du samedi 28 mars", bilan le plus lourd enregistré depuis le début de la crise sanitaire. “Il faut prendre en compte la période d’incubation et le délai après l’apparition de symptômes avant que le patient se rende à l’hôpital”, explique Jean-Stéphane Dhersin, chercheur au CNRS, mathématicien à l’université Sorbonne Paris Nord et spécialiste en modélisations des épidémies. 

La courbe du nombre de morts stagne en Italie et en Espagne

"La courbe du nombre de morts, elle, stagne aussi un peu en Italie et en Espagne", alors que l'Hexagone continue d'enregistrer des bilans quotidiens lourds depuis le début de l’épidémie. De plus, seuls les décès dans les hôpitaux sont comptabilisés en France et en Espagne, les morts dans les maisons de retraite ne sont pas tous recensés.

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"Le signal décès est inadapté, car on ne meurt pas tout de suite", explique Jérôme Salomon. Le numéro 2 du ministère de la Santé a tenu à rappeler que "la démographie italienne et française ne sont pas les mêmes, les régions touchées également", estimant qu'il n'est donc pas possible de comparer les évolutions sanitaires de différents pays. 

Evolution du nombre de cas (en bleu) et de leur détection (en orange) en Chine, depuis le début de l'épidémie provoquée par le coronavirus Sars-Cov2.
Evolution du nombre de cas (en bleu) et de leur détection (en orange) en Chine, depuis le début de l'épidémie provoquée par le coronavirus Sars-Cov2. Crédit : OMS

Rappelons qu'en Chine, 10 à 15 jours de quarantaine ont été nécessaires pour voir les effets positifs des mesures prises contre la propagation du virus. Au 31 mars 2020, on déplorait plus de 36.000 victimes du coronavirus dans le monde, dont plus de 26.500 en Europe.  

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