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Coronavirus : "Notre ville est presque vide", raconte une Française expatriée à New York

TÉMOIGNAGE - Expatriée aux États-Unis, Sandrine raconte le confinement qu'elle vit avec sa famille à New York où le bilan du Covid-19 ne cesse de s'alourdir.

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Coronavirus : "Notre ville est presque vide", raconte une Française confinée à New York Crédit Image : Angela Weiss / AFP | Crédit Média : Stéphane Carpentier | Durée : | Date :
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Stéphane Carpentier édité par Eléanor Douet

Un scénario catastrophe est en train de s'écrire aux États-Unis où 85.000 cas de Covid-19 ont été diagnostiqués et 1.200 personnes sont mortes. New York, où travaillent et vivent bon nombre de nos compatriotes, n'est pas épargnée et et même devenu l'épicentre de la pandémie selon l'OMS.

"Notre ville est presque vide", a témoigné au micro RTL Sandrine, une expatriée française. "Il parait qu'il y a 70% des New-yorkais qui respectent les règles de séparation et de confinement, donc cela se voit dans les rues. Il y a de la place pour se garer, il y a très peu de gens qui marchent, ceux qui marchent portent des masques, les supermarchés sont réservés aux personnes âgées le matin. Les Américains sont très disciplinés donc on le sent. La ville qui ne dort jamais, dort 24 heures sur 24", poursuit-elle.

Si le confinement officiel décrété par la ville de New York date d'il y a une douzaine de jours, Sandrine et sa famille le sont depuis 17 jours. "On a décidé de se confiner avant parce que j'ai un mari à risque et parce que beaucoup d'entreprises privées ont décidé de fermer leurs bureaux et de renvoyer les gens chez eux bien avant l'heure. C'est ce qui s'est passé chez moi, la société dans laquelle j'ai mes bureaux a décidé de renvoyer tout le monde". Elle qui travaille dans l'événementiel, un secteur durement impacté par le confinement, cherche des "pis-aller pour payer son loyer". 

Ce sont des journées occupées, encore plus que d'habitude

Sandrine, française expatriée à New York
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Le confinement pour Sandrine est loin d'être synonyme de repos. "On est débordés", confie-t-elle. Levée à 5 heures, elle regarde les informations sur les réseaux, notamment celles concernant la France sur lesquelles elle "garde un œil". "Je commence à travailler à partir de 7 heures et on sort de l'ordinateur vers 20 ou 21 heures. Entre-temps on se fait plaisir. On a vidé les frigidaires, les placards pour voir ce que l'on pouvait faire à manger, on range la maison... Ce sont des journées occupées, encore plus que d'habitude."

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Face au nombre de morts et de personnes contaminées par le Covid-19, "la psychose s'installe", assure Sandrine. "Dans notre immeuble, il y a eu la psychose dès le début du confinement avec des notes extrêmement strictes, des distributions de gel devant les ascenseurs,  on ne peut pas s'approcher du doorman (le portier)...", raconte-t-elle.

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