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"Une lutte pour la survie" : au moins 8 morts et 17 disparus après le naufrage d'un ferry au large de Chypre

Une centaine de passagers ont pu être ramenés à terre après le chavirement d’un ferry au large de Kyrenia, en République turque de Chypre du Nord. Au moins huit personnes sont mortes. Le capitaine du bateau a été placé en garde à vue.

Les secours sur les lieux du naufrage du ferry à Chypre, faisant au moins huit morts, dimanche 30 août.

Crédit : Jewel SAMAD / AFP

AFP

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Au moins huit personnes ont trouvé la mort et dix-sept sont portées disparues au soir du naufrage d'un ferry bondé, qui a rapidement coulé au large de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, autoproclamée) et dont le capitaine a été placé en garde à vue.

Les causes du naufrage sont encore incertaines mais plusieurs passagers ont témoigné d'une "explosion" et d'un manque criant de sécurité à bord, en particulier d'un nombre insuffisant de gilets de sauvetage et d'assistance de la part de l'équipage.

Le capitaine et son équipage en garde à vue

"Certaines personnes ont dû sauter sans bouées ni gilets de sauvetage. C'était littéralement une lutte pour la survie" a témoigné un jeune homme, Efe Mültici, à CNN Türk.

Selon lui, le bateau a commencé à prendre l'eau "20 à 25 minutes après son départ, en retard en raison du vent", vers midi locales. "L'absence de gilets de sauvetage a été un énorme problème pour nous" a-t-il répété en évoquant des soubresauts du bateau : "C'était comme dans une gondole", a-t-il mimé.

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Selon les autorités locales, le bateau transportait 267 personnes au total, dont 161 personnes secourues qui "ont été transportées à l'hôpital et 76 qui ont retrouvé leurs familles". Dix-sept personnes sont toujours manquantes, selon l'agence officielle chypriote TAK.

Le Premier ministre de la RTCN, Unal Ustel, a annoncé le placement en détention du capitaine et de sept membres d'équipage. Quelques heures après s'être couché sur le flanc, l'avant plongé dans l'eau, le bâtiment a "complètement coulé à une profondeur de 514 mètres", a rapporté le ministre des Transports de la RTCN Erhan Arikli indiquant que sa "boîte noire" permettra de comprendre les causes du naufrage.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué lors d'une cérémonie publique que "les efforts pour retrouver les disparus se poursuivaient sans relâche". 

"L'avant du bateau a explosé"

Erhan Arikli, ministre des Transports de la RCTN, a évoqué pour sa part "des allégations faisant état d'un objet qui aurait heurté le navire". Un passager non identifié, d'une cinquantaine d'années, a fait état d'une "explosion" à l'avant du bateau où il avait pris place, qui a fait voler les vitres en éclats.

Interrogé par les chaînes de télévision locales, l'homme à la barbe grisonnante a assuré avoir passé "une heure et demi dans l'eau" avant d'être secouru. 
"L'avant a explosé, (le bateau) a essayé de faire demi-tour. Et les vitres latérales ont explosé", a-t-il déclaré, choqué, affirmant que de nombreuses personnes étaient à l'intérieur.

Le rescapé a accusé par ailleurs le capitaine d'avoir sauté le premier "sans rien organiser". Un autre témoin, trentenaire, a corroboré la thèse de l'explosion. Il dit avoir signalé des infiltrations au capitaine. "Les sièges ont commencé à flotter, le capitaine a continué et l'avant a explosé".

Les images des chaînes de télévision turques ont montré le bateau balloté, en partie immergé dans une mer formée, avec des vagues moutonnantes mais par beau temps, ainsi que de nombreux débris flottants à la surface.

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