2 min de lecture Épidémie

L'impact spectaculaire du coronavirus sur la pollution en Chine

Les satellites de surveillance de la pollution de la Nasa ont détecté des diminutions importantes du dioxyde d'azote en Chine. Le phénomène est dû en grande partie à l’épidémie de coronavirus qui y sévit.

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Chine : l'impact spectaculaire du coronavirus sur la pollution Crédit Image : Capture d'écran Earth Observatory Nasa | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Jean-Mathieu Pernin édité par Sarah Belien

Le coronavirus est efficace contre le réchauffement climatique. Des photos de la Nasa montrent une différence de pollution de l'air en Chine entre début janvier et fin février. La chute de dioxyde d'azote (NO2) dans l'air est impressionnante.

"C’est la première fois que je constate une baisse aussi spectaculaire sur une zone aussi large pour un événement spécifique," explique une scientifique de l’agence spatiale américaine à propos de cette baisse de la pollution en Chine.

Les photos satellite font apparaître le niveau de dioxyde d’azote sur la Chine, un gaz nocif émis par les voitures et les installations industrielles. L’une a été prise entre le 1er et le 20 janvier, quand le coronavirus n’était pas craint. L’autre cliché à été pris entre le 10 et 25 février, période durant laquelle les habitants sont confinés chez eux et une grande partie des usines ont été mises à l’arrêt.

La ville de Wuhan, foyer de l'épidémie, a perdu plus de la moitié de sa pollution habituelle. On respire mieux mais sous un masque.

La Chine, le plus gros pollueur de la planète

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Avec l’Inde et la Russie, la Chine c’était en 2017, 28% des émissions de CO2 dans le monde. Le pays fait de gros efforts mais vient de lancer de nouvelles centrales à charbon. Donc la pollution est élevée, notamment dans la capitale.

Les fameux brouillards de pollution, qui ont le terrible nom d’Airpocalypse, ont donc disparu et ça ne passe pas inaperçu. D’ailleurs on remarque de nouveau des tâches de couleur, notamment sur Pékin, avec la reprise des activités et le retour des embouteillages.

Une baisse de pollution et des animaux sauvés

C’est étonnant mais comme le commerce et la consommation d’animaux sauvage ont été suspectés dans la propagation du virus, le gouvernement chinois a décidé d’interdire complètement le commerce de ces animaux déjà protégés. Chauve-souris, serpent et pangolin, l’animal qui a détrôné le koala dans le rôle du mignon en danger, sont des animaux aujourd’hui protégés. Cette histoire nous montre l’impact de l’industrie sur le climat.

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