1 min de lecture Justice

Chine : l'ex-président d'Interpol condamné à 13 ans de prison pour corruption

Meng Hongwei, l'ex-président chinois d'Interpol, s'était brusquement volatilisé en 2018 de l'organisation internationale policière basée à Lyon. Il a plaidé coupable lors de son procès pour corruption qui se tenait le 16 janvier.

Meng Hongwei ex-président d'Interpol
Meng Hongwei ex-président d'Interpol Crédit : ROSLAN RAHMAN / AFP
Marie Gingault et AFP

Il avait défrayé la chronique en 2018. Meng Hongwei, l'ex-président chinois d'Interpol s'était volatilisé du siège de l'organisation internationale policière basée à Lyon. Jeudi 16 janvier dernier, lors de son procès, il a plaidé coupable de corruption.

Une dizaine de jours après avoir subitement disparu d’Interpol sans donner de nouvelles en septembre 2018, Pékin avait annoncé le retour de Meng Hongwei en Chine. L'ex-président chinois d'Interpol y avait alors été placé en détention, soupçonné de corruption.  

Le Tribunal populaire intermédiaire n°1 de Tianjin a annoncé que Meng Hongwei, également vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, a été condamné à une amende de 2 millions de yuans, soit environ 260.000€. Le tribunal a précisé que l'ancien dirigeant acceptait le verdit et ne ferait pas appel de la décision. 

Sa femme ainsi que leurs deux enfants ont obtenu début mai dernier, l'asile politique en France, selon leur avocat. L'épouse de l'ex-président chinois d'Interpol avait d'ailleurs affirmé avoir été victime d'une tentative d’enlèvement

Victime d'une campagne anti-corruption chinoise

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Meng Hongwei avait été exclu en mars 2019 du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir ainsi que de toute autre fonction officielle. Il a succombé à son tour à la campagne anti-corruption lancée par le président Xi-Jinping en 2013. Un dispositif qui a déjà fait ses preuves en Chine, permettant de sanctionner au moins 1.5 millions de cadres du Parti communiste chinois, selon des chiffres officiels.

La campagne avait été très populaire auprès d'une population chinoise alors lassée des malversations. Cependant, cette opération "mains propres" a laissé émerger quelques soupçons. Certains se demandent si elle ne serait pas susceptible de servir à faire tomber des opposants internes au Président chinois.

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