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Chine : comment un ancien agent de la CIA a fait disparaître des espions américains

C'est "la pire débâcle du renseignement américain depuis des années", selon le New York Times. Ce mardi 30 janvier, "Le Figaro" raconte comment des espions américains infiltrés dans le régime chinois ont été démasqués. La taupe a été arrêtée à New York.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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La débâcle de la CIA en Chine Crédit Image : SAUL LOEB / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet Journaliste RTL

Dans Le Figaro, la main de Pékin au coeur de la CIA. Nous sommes en 2010, au siège du renseignement américain à Langley. Alerte rouge, c'est le cas de le dire : dans la Chine communiste, les informateurs de la "Centrale" disparaissent comme par enchantement. Un jour, ils sont là, fidèles au poste, infiltrés dans les plus hauts échelons du régime. Et le lendemain, disparus, sans laisser de trace, emportés par un mal mystérieux.

À chaque fois, les appels désemparés des maîtres-espions américains : "Nous en avons encore perdu un autre". Depuis, la taupe a été identifiée et arrêtée le 15 janvier à l'aéroport JKF de New York. Il s'appelle Jerry Chun Shing Lee, ancien de la CIA. Il a été démasqué par une opération curieusement baptisée "Honey Badger", c'est-à-dire littéralement "blaireau à miel".

En clair, la CIA lui a fait miroiter un poste de consultant pour le faire revenir aux États-Unis et pouvoir ainsi fouiller ses affaires. Bonne pioche : deux petits carnets contenaient tous les noms des agents "undercover" en Chine. Au moins 18 infiltrés disparus corps et biens.

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La rumeur a couru que l'un d'eux, en poste dans un grand ministère, aurait été arraché à son fauteuil en pleine journée, traîné dans une cour et exécuté en public devant ses collègues. Le New York Times évoque "la pire débâcle du renseignement américain depuis des années". Et Pékin se réjouit de ce fiasco, qui n'est pas un cas isolé.

Des traîtres au service de l'Empire du Milieu, il y en a de plus en plus. Dans l'autre sens, les infiltrés chinois sont légion, jusqu'au plus haut niveau. C'est ainsi que l'an dernier, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a été alerté d'un danger potentiel tout proche de lui, la femme d'affaires Wendi Deng Murdoch, très amie avec sa femme, Ivanka.

Cette Sino-Américaine est soupçonnée d'oeuvrer dans l'ombre pour Pékin. Elle essaye notamment de faire aboutir un projet immobilier chinois au cœur de Washington. Dans ce projet, il y a un immeuble de 21 mètres de haut, idéal pour "écouter" le Congrès, la Maison-Blanche et le siège du FBI tout proches.

Une nouvelle main grâce à une imprimante 3D

Francis Personne a le sourire. Aujourd'hui, il peut tenir un crayon, couper les branches de son jardin et il réussit de très bonnes vinaigrettes. Ça n'allait pas de soi : il y a 12 ans, cet outilleur-fraiseur de Seine-et-Marne a eu la main droite broyée dans une presse.

Amputation de quatre doigts et demi et d'une grande partie de la paume. On met au point pour lui une prothèse spéciale, du cousu main pour ainsi dire. Mais avec le temps, cette main bionique s'est usée, et personne pour la reproduire. Alors Francis a décidé de se débrouiller tout seul.

C'était en 2015, le début des imprimantes 3D. Mais l'imprimante a besoin d'un modèle. Notre fraiseur a tout essayé : mouler son moignon, le scanner. Il a fait appel à des ingénieurs. En bon autodidacte, il a appris pas mal de choses en informatique, sur le tas. Et puis finalement, il a obtenu un moule plastifié.

Il s'est acheté son imprimante, 2.300 euros. Après 15h de façonnage, magique : la prothèse est apparue. Parfaitement adaptée, et tellement plus légère que les modèles classiques, quelques grammes seulement qui changent la vie. La sienne, et peut-être celle des autres. C'est à lire dans Le Parisien.

Les Français préfèrent Decathlon à Amazon

Pas à la fête, les Américains. Même leurs marques n'ont plus la cote. En tout cas chez nous. Les Échos dévoilent ce mardi 30 janvier le palmarès des marques préférées des Français.

Amazon est détrôné par Decathlon. Le géant américain du e-commerce rétrograde à la 5e place. En fait, ce ne sont pas les Américains qui sont boudés, mais le commerce en ligne. Les Français n'ont plus confiance, il y a trop de choix, ce n'est pas si bon marché.

Le critère aujourd'hui, ce n'est plus seulement le prix, mais le rapport qualité-prix. Enfin, bref, vive les magasins en dur ! Derrière Decathlon, on trouve ainsi Cultura, Picard et la Fnac. Pour compléter le top 10, il y a Séphora, Grand Frais, Yves Rocher, Leroy Merlin et Ikea. Les spécialistes du discount comme Gifi ou Hema dégringolent au classement.

Des stocks de lait à ne plus savoir qu'en faire

Dans La Croix, une photo qui en dit long, celle d'un entrepôt en Belgique. À perte de vue, des palettes de lait en poudre. Des dizaines et des dizaines de palettes, des milliers de sacs. Nous ne sommes pas chez Lactalis, ce sont les stocks de l'Union européenne, près de 380.000 tonnes, qui seront bientôt bons pour la poubelle si l’on ne fait rien.

L’intention de départ n’était pourtant pas mauvaise : il s’agissait de stabiliser les cours, plombés par l’embargo russe et la crise de surproduction européenne. Le problème, c’est que cela coûte cher, à l’achat et en frais de logistique.

Compte tenu du stock accumulé, lorsque la commission décide de revendre, c'est à perte. En fait, il faut que ces stocks trouvent des débouchés nouveaux, par exemple vers l’aide humanitaire ou l’alimentation animale.

Mais pour l’heure, les ministres de l'Agriculture ont pris une demi-mesure en suspendant temporairement le mécanisme de rachat automatique. Le problème reste entier. Comme le lait...

Bientôt la mode des Fingerlings

Pour terminer, voilà ce que nous risquons d'entendre en boucle dans les mois qui viennent. C'est quoi donc ? On les appelle les Fingerlings. Et ce sera sans doute bientôt la nouvelle folie des cours de récré. Concrètement, il s'agit de petits ouistitis en plastique qui se mettent au bout des doigts.

Des joujoux bourrés de capteurs qui réagissent au son, au toucher et au mouvement, en fermant les yeux et en poussant des cris de joie. Mais pas seulement. En fait ce sont les enfants qui en parlent le mieux.

Voilà, ça n'a l'air de rien, mais l'an dernier, entre 11 et 12 millions de ces machins se sont écoulés dans le monde, surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Au point de créer des ruptures de stock pour les modèles les plus rares, même chez Amazon. La France est un peu en retard, la phase de test vient juste de se terminer.

Mais 600.000 pièces doivent être mises sur le marché cette année, ça coûtera environ 20 euros. La campagne de pub télé et YouTube commencera le 10 février. On a pris un peu d'avance sur RTL, je ne sais pas si j'ai bien fait...

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2018-01-30 11:08:00
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