3 min de lecture Crime

VIDÉO - Cesare Battisti : les aveux, 40 ans après

Cesare Battisti, l’ex-activiste d’extrême gauche condamné en Italie à la perpétuité pour quatre meurtres commis dans les années 70, a reconnu sa responsabilité dans ces crimes.

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Cesare Battisti : les aveux, 40 ans après Crédit Image : Miguel SCHINCARIOL / AFP | Crédit Média : M6info / Mélanie de Groodt / Pauline Ben Sassi | Date :
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La rédaction de M6 et Sophie Merle

Exhibé, comme un trophée de chasse. Le retour au pays de Cesare Battisti a été soigneusement mis en scène et en musique par les autorités italiennes. Un scénario digne d’un film hollywoodien où à la fin le méchant tombe, la police gagne et Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur, au pied de l’avion qui jubile : "Après 37 ans, enfin, un tueur, un délinquant, une mauvaise personne, un lâche qui n'a jamais demandé pardon, finira là où il le mérite."

Prison d’Oristano, sur l’île de Sardaigne. C’est là qu’après deux mois passés à l’isolement, Cesare Battisti passe pour la première fois aux aveux après un interrogatoire fleuve de 8h. La confession de Battisti, c’est une plongée dans le passé d’un homme dernier-né d’une fratrie de 6 enfants. Pauvre,  farouchement communiste et de l'Italie, un pays à feu et à sang dans les années 70.
Les militants d’extrême-droite comme ceux d’extrême-gauche perpétuent des attentats pour imposer leurs idées, on compte 12.700 attentats qui ont provoqué la mort de 362 personnes.


Le jeune Battisti, déjà condamné par le passé pour vol à main armé, rejoint les prolétaires armés pour le communisme, une organisation terroriste selon le gouvernement italien. A son actif : des hold up et les meurtres entre 78 et 79 de 4 hommes :Antonio Santoro  surveillant de prison, Lino Sabbadin et Pier Luigi Torregiani commerçants.

Une cavale de 37 ans

Arrêté, condamné à 13 ans de prison pour participation à une bande armée et recel d’arme,
Cesare Battisti s’évade et fuit direction la France, le Mexique, puis de nouveau
la France où entre-temps François Mitterrand a pris l'engagement face à la ligue des droits de l’Homme de le protéger contre l'extradition.

En Italie, Battisti est condamné à la perpétuité par contumace pour meurtres et complicité de meurtres mais, protégé par la doctrine Mitterrand, le fuyard s’installe dans la capitale,
devient gardien d’immeuble et auteur de romans noirs.

Des intellectuels à son aide

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En 2004 après des années de bras de fer entre Paris et Rome, la justice française accepte finalement d’extrader  Cesare Battisti. De nombreux intellectuels Français mobilisent pour soutenir l’Italien. De nouveau Battisti, s’enfuit. Cette fois au Brésil. Il s’y cache sous une fausse identité. Jusqu’en 2007 où les forces de l’ordres brésilienne l’arrêtent. Mais Lula, président socialiste du Brésil décide comme Mitterrand en son temps de protéger Cesare Batisti. Il est relâché malgré les pressions de l’Italie.

L’ex-activiste refait sa vie auprès de sa nouvelle compagne et leur petit garçon. Il écrit des livres et continue de clamer son innocence. L’arrivée au pouvoir de Bolsonaro, président d’extrême-droite, tourne une nouvelle page pour Battisti. La cavale reprend pour s’achever quelques semaines plus tard à Santa Cruz, en Bolivie.

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