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"Ces soldats ne sont pas morts pour rien" : sur RTL, Jean-Marie Bockel, dont le fils est mort au Mali en 2019, indique que la France a "raison" d'être au Liban

Alors que la France vient de perdre deux de ses soldats tombés au Liban, Jean-Marie Bockel, qui a perdu son fils lors d'une opération au Mali en 2019, était l’invité de Marc-Olivier Fogiel ce jeudi 23 avril 2026.

Jean-Marie Bockel au Sénat en 2020.

Crédit : Bertrand GUAY / AFP

"Ces soldats ne sont pas morts pour rien" : sur RTL, Jean-Marie Bockel, dont le fils est mort au Mali en 2019, indique que la France a "raison" d'être au Liban

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Marc-Olivier Fogiel & La rédaction numérique de RTL

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La France pleure deux de ses soldats. Après Florian Montorio, nous avons appris la mort d'un deuxième soldat français au Liban mercredi 22 avril. Anicet Girardin, caporal-chef du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, est décédé des suites de ses blessures. Ce militaire membre de la Finul, la force intérimaire des Nations unies au Liban, a été pris dans la même embuscade qui a causé la mort de l'adjudant Florian Montorio, samedi 18 avril 2026.

Perdre un fils au combat, Jean-Marie Bockel sait ce que cela veut dire. En 2019, l’ancien ministre a perdu son fils lors d’une opération au Mali. L'ancien sénateur UDI se souviendra toujours de cet appel du 25 novembre. Alors qu'il allait prendre son train pour Paris, un sous-officier du 5e régiment d'hélicoptères de combat lui téléphone. "C'est des moments qu'on n'oublie pas et qu'on n'arrive pas à surmonter complètement. On vit avec, on continue à vivre", a-t-il confié au micro de Marc-Olivier Fogiel ce jeudi 23 avril 2026.

"Ça fait partie du métier"

Son fils, lieutenant engagé dans l'opération Barkhane, est mort dans la collision accidentelle de deux hélicoptères. "Comme ces deux soldats qui sont morts au Liban, ça fait partie du métier", reconnaît-il aujourd'hui, six ans après le drame. 

"Le Liban est un beau et magnifique pays où nous avions autrefois un mandat français, donc nous avons une responsabilité ancestrale à nos portes sur les enjeux de sécurité", a-t-il contextualisé. Selon l'ancien sénateur, la France a "raison" d'être présente là-bas, notamment via la Finul. "Donc ces soldats ne sont pas morts pour rien", conclut-il, ajoutant que ces pertes posent tout de même la question du statut de la force intérimaire de l'ONU. "Pour l'avenir, d'être simplement dans une position de légitime défense face à des agresseurs comme vraisemblablement le Hezbollah, c'est un sujet."

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