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Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui

INVITÉ RTL - Monseigneur Dieudonné Nzapalainga aspire à la paix, il ne veut pas d'une partition de la Centrafrique et conteste l'idée de guerre de religion.

Des soldats français de la mission Sangaris en Centrafrique, le 9 février 2014 à Bangui
Des soldats français de la mission Sangaris en Centrafrique, le 9 février 2014 à Bangui Crédit : AFP / ISSOUF SANOGO
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La rédaction de RTL et La rédaction numérique de RTL

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, a rencontré François Hollande lors de sa visite vendredi 28 février. Il revient sur ses aspirations pour son pays.

"Nous avons dit au président français que le peuple centrafricain aspire à la paix, explique l'archevêque de Bangui, c'est-à-dire la sécurité, et je pense que c'est la raison d'être de l'opération Sangaris et de la Misca."

Dieudonné Nzapalainga énumère ses désirs pour la Centrafrique : des aides pour les fonctionnaires, les pensionnaires et les étudiants, "un seul pays, sans partition", une armée "refondée" et surtout, que Musulmans et Chrétiens continuent à vivre ensemble. "Hors de question de rejeter l'autre", dit-il.

Dans le passé Musulmans et Chrétiens ont vécu ensemble et nous voulons que ça continue

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga
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Il conteste totalement l'idée que le conflit centrafricain serait une guerre de religion. "Le président de la communauté islamique, moi-même et le pasteur avons eu à nous prononcer plusieurs fois, nous pensons que dans le passé Musulmans et Chrétiens ont vécu ensemble et nous voulons que ça continue", affirme-t-il. Ceux qui entrainent le pays vers les conflits religieux, "ce sont plutôt les politiciens", estime-t-il.

François Hollande a annoncé que les 2.000 soldats français allaient rester plus longtemps que prévu en Centrafrique, mais pour l'archevêque de Bangui, il faudrait également des casques bleus en grand nombre. "Il est impératif qu'il y ait des Casques bleus de l'ONU en grand nombre parce que ce pays est plus grand que la France et le Luxembourg", affirme-t-il. Selon lui 6.000 ou même 10.000 hommes, "c'est insuffisant".

Il compte sur plus de moyens militaires et financiers, pour "plus tard, avoir la tenue d'élections dans des conditions fiables, crédibles, transparentes". "C'est le but in fine", dit-il.

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Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui Crédit Média : Bernard Poirette | Durée : | Date :
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