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"Ce sont des menteurs, ils sont fous" : pourquoi Donald Trump affirme que les États-Unis vont frapper durement l'Iran ce soir

Washington et Téhéran replongent dans l’affrontement. Le président américain a affirmé que les États-Unis allaient frapper l’Iran "très durement" et juge le cessez-le-feu conclu mi-juin désormais terminé. Au cœur de cette nouvelle escalade, le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial.

Donald Trump dans le Bureau Ovale, à la Maison Blanche, le 26 juin 2026.

Crédit : Anna Moneymaker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Eléonore Aparicio

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Les hostilités entre les États-Unis et l'Iran ont repris. Donald Trump a affirmé, mercredi 8 juillet, à l’ouverture du sommet de l’Otan à Ankara, que les États-Unis allaient frapper l’Iran "très durement" dans la nuit. Le président américain a aussi estimé que le protocole d'accord conclu le 17 juin à Versailles était désormais caduc. "En ce qui me concerne, c’est une pure perte de temps de traiter avec eux. Ce sont des menteurs… ils ont un problème. Ils sont fous. Pour moi, c’est fini", a-t-il lancé.

Fidèle à lui-même, Donald Trump a entretenu l’ambiguïté, en laissant entendre que les discussions avec l’Iran pouvaient se poursuivre, tout en jugeant qu’elles n’avaient, selon lui, aucune chance d’aboutir. "Je laisserai nos merveilleux négociateurs continuer à discuter s’ils le souhaitent, mais je n’y crois pas", a-t-il déclaré.

Les deux pays s'accusent mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu

Les États-Unis ont mené 80 frappes contre l’Iran mardi 7 juillet, après avoir appris que Téhéran avait ciblé des navires transitant par le détroit d’Ormuz. En représailles, l’Iran a frappé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, selon l’agence de presse officielle Fars.

Depuis que le protocole d'accord a été signé, les deux pays se sont plusieurs fois accusés mutuellement d'avoir violé le texte. Ce mercredi, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les États-Unis étaient responsables de cette dernière escalade, leur reprochant d'avoir la veille rétabli les sanctions sur le brut iranien, levées depuis la signature du protocole.  

"L’ère de l’intimidation et du chantage est révolue", a déclaré mardi Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien. "Cela ne mène nulle part. Nous ne céderons pas", a-t-il prévenu. 

Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions

Si les tensions se sont brusquement aggravées entre l’Iran et les États-Unis, c’est en grande partie à cause du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport maritime, par lequel transite près de 20% des hydrocarbures mondiaux. Fermé peu après le début de l'offensive israélo-américaine en février, ce détroit fait à présent l'objet d'un droit de passage imposé par l'Iran malgré l'opposition américaine. 

Selon UK Maritime Trade Operations, organisme de surveillance lié à la Royal Navy britannique, trois pétroliers ont été endommagés ces derniers jours lors de leur passage dans le détroit. Téhéran menace par ailleurs les navires qui empruntent un autre trajet que le seul corridor maritime qu’il autorise, le long de ses côtes.

Un point de pression pour Donald Trump

Si le détroit d’Ormuz est aussi sensible, c’est parce que toute tension dans cette zone a un effet immédiat sur les prix du pétrole. Après les récentes frappes, les cours, qui avaient baissé depuis la signature du protocole d’accord, sont repartis à la hausse mercredi. Le Brent a bondi de plus de 5 %, au-delà de 78 dollars le baril.

Pour une partie de la communauté internationale, mais aussi au sein même de son camp, Donald Trump porte une part de responsabilité dans cette crise énergétique. Déjà critiqué pour avoir lancé l’offensive, il doit maintenant trouver une issue au conflit sans apparaître comme un président qui cède à Téhéran.

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