3 min de lecture

Le pire arrive... Pourquoi la canicule va être plus difficile à vivre dans les prochains jours

Jusqu'ici surtout concentrée dans le sud, où le pic de chaleur se fait sentir de jour comme après le coucher du soleil, la canicule va désormais gagner une large partie du pays, avec des températures minimales en nette hausse, notamment la nuit.

Des piétons passent devant la croix verte lumineuse d'une pharmacie affichant 40°C à Bordeaux, le 6 juillet 2026 (Illustration).

Crédit : Philippe LOPEZ / AFP

Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

La troisième canicule de l'année en France va franchir un nouveau cap dans les prochains jours. Après plusieurs journées marquées par des températures dépassant localement les 40°C, ce sont désormais aussi les nuits qui inquiètent les prévisionnistes.

D'abord cantonnées au pourtour méditerranéen, les "nuits tropicales" (lorsque la température ne descend pas sous les 20°C) vont progressivement gagner une grande partie du pays, y compris le nord. Un phénomène particulièrement éprouvant pour l'organisme, qui ne parvient plus à récupérer de la chaleur accumulée pendant la journée. 

Pour RTL.fr, Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France, dresse un panorama des régions concernées et de l’évolution attendue dans les prochains jours.

Les nuits tropicales gagnent du terrain

Pour la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet, les conditions les plus étouffantes resteront concentrées sur le pourtour méditerranéen. "C'est encore le pourtour méditerranéen qui sera concerné par des valeurs de température étouffante", explique Patrick Galois. 

À lire aussi

À Perpignan, le thermomètre pourrait ne pas descendre sous les 28°C, tandis que des minimales de 25 à 26°C sont attendues à Montpellier ou Nîmes, après des journées où les 40°C pourraient être atteints ou dépassés. "La nuit ne va pas vraiment permettre de rafraîchir l'environnement", résume-t-il.

Plus au nord, les nuits restent encore relativement respirables. À Paris, Tours ou Le Mans, les minimales devraient tourner autour de 21°C, notamment sous l'effet des îlots de chaleur urbains, tandis que les régions situées au nord de la Seine conserveront encore "des nuits assez agréables, rafraîchissantes", avec des températures comprises entre 13 et 16°C.

Pourquoi les nuits vont-elles devenir plus chaudes ?

Mais ce répit sera de courte durée. "Les températures vont augmenter les nuits prochaines", prévient Patrick Galois. En cause, une masse d'air très chaud qui va progressivement remonter vers le nord du pays. "L'air très chaud qui était plus stationné sur la moitié sud va progressivement gagner en se propageant vers le nord. Donc ça va faire monter à la fois les maximales et les minimales", explique le prévisionniste.

D'ici au week-end, les nuits tropicales devraient ainsi gagner une grande partie du territoire. À Paris, les températures pourraient ne plus descendre sous les 23 à 24°C. Des valeurs similaires sont attendues localement en Bretagne ou dans les Pays de la Loire, tandis que de nombreuses villes de la moitié nord afficheront encore 18 à 20°C au plus frais de la nuit. "Ça va devenir plus difficile à vivre", prévient Patrick Galois.

"Un plateau de températures très élevées"

Le principal problème est que les habitations n'ont plus le temps de se rafraîchir. Jusqu'à présent, malgré des journées déjà très chaudes, l'arrivée d'un air plus frais pendant la nuit permettait d'aérer les logements. "Il y avait jusqu'à maintenant un peu de respiration au nord avec de l'air un peu plus frais", rappelle Patrick Galois. Avec la remontée de la chaleur, cette respiration disparaît. "On va avoir un plateau de températures très élevées qui pourra se prolonger jusqu'en début de semaine prochaine", prévient-il. 

Mais une accalmie est-elle en vue ? Pour l'instant, la prudence reste de mise. Météo-France prévoit un "épisode caniculaire sévère et durable", qui devrait se poursuivre au moins jusqu'à la fin de la semaine, voire au-delà. Une baisse des températures est envisagée vers le milieu de la semaine prochaine, mais elle reste encore incertaine.

"On est à six ou sept jours de prévision. On est dans une zone où la prévisibilité est moindre. Il faut rester prudent sur la fin de cet épisode de canicule. Pour l'instant, on ne peut pas encore la déterminer avec précision", conclut Patrick Galois. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée