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Coupe du monde 2026 : la Belgique écrase les États-Unis chez eux et se hisse en quarts de finale après le scandale Balogun

La Belgique a nettement battu les États-Unis (4-1) lundi à Seattle en 8e de finale de la Coupe du monde 2026. Portés par un doublé de Charles De Ketelaere, les Diables rouges ont fait voler en éclats les espoirs américains, dans un match marqué en amont par la polémique autour de Folarin Balogun.

Romelu Lukaku célèbre avec Timothy Castagne après avoir inscrit le quatrième but de son équipe lors du match des huitièmes de finale de la Coupe du Monde opposant les États-Unis à la Belgique, le 6 juillet 2026 à Seattle.

Crédit : JAMIE SQUIRE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

AFP - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Remontée après un début de tournoi poussif et le scandale Balogun, la Belgique a sorti sèchement les États-Unis (4-1) dès les 8es de finale de leur propre Mondial, débuté avec entrain et achevé sur un immense gâchis. Après deux journées occupées par les manœuvres en coulisse et le parfum du scandale, Trump ayant demandé et obtenu de la Fifa la levée de suspension de l'attaquant Folarin Balogun, exclu au match précédent, la vérité du terrain a balayé la polémique en même temps que les espoirs des États-Unis, rattrapés par des faiblesses individuelles.

Premiers d'un groupe abordable puis vainqueurs sans trembler de la Bosnie-Herzégovine en 16e de finale (2-0), le tout en développant un jeu séduisant, Team USA a chuté face au premier obstacle d'envergure, incapable malgré l'engouement populaire suscité de faire aussi bien qu'en 2002 (quart), leur meilleur résultat dans l'ère moderne.

La Belgique à l'inverse, sortie sans gloire du groupe G, puis miraculée en 16e de finale face au Sénégal, s'offre un choc contre l'Espagne, donnant raison aux choix forts de Rudi Garcia, qui s'est notamment privé lundi de Kevin De Bruyne et a vu Charles De Ketelaere briller avec un doublé.

Après l'intervention ubuesque de la Fifa et les multiples condamnations du monde sportif et des politiques, Folarin Balogun était bien titulaire et les supporters de Team USA lui ont réservé un puissant rugissement à sa présentation lundi, plus encore que pour l'habituel chouchou du public Christian Pulisic.

Sortie de "Captain America" Christian Pulisic

Les "U.S.A., U.S.A." sont tombés des gradins du Lumen Field de Seattle, mais ont été vite interrompus par un cri d'admiration mêlé de soulagement, quand la lourde frappe de Timothy Castagne a été superbement sortie par le gardien Matt Freese dès la première minute. Si Youri Tielemans a gâché une belle position (8e), Charles De Ketelaere a conclu de près sur un centre de Nicolas Raskin, auteur d'une récupération très haute (9e).

Les Diables rouges ont encore accentué la pression, mais ont été un peu refroidis par la sortie sur blessure du milieu Amadou Onana (20e). L'entrant Hans Vanaken a dévié de la tête un coup franc direct de Malik Tillman, à la suite d'une faute commise sur Balogun, prenant Thibaut Courtois à contre-pied pour l'égalisation de Team USA sur sa première frappe (1-1, 31e).

Le bonheur des locaux a été de courte durée, De Ketelaere y allant d'un doublé avec un coup de tête sur un joli centre de Leandro Trossard venu de la gauche (2-1, 33e).

Personnage principal de l'avant-match, Balogun a mis du temps à se mettre en route, finissant par toucher quelques bons ballons dans le dernier tiers avant la pause, pour une frappe au-dessus des buts notamment (45e).

Plus entreprenants à la reprise, les États-Unis  ont été plombés par la bourde de leur gardien Matt Freese, qui a raté un dégagement après être sorti hors de sa surface, pour une frappe lointaine et précise de Vanaken dans le but vide (3-1, 57e).

La partie a tourné au cauchemar pour les supporters deux minutes plus tard avec la sortie de "Captain America" Christian Pulisic, qui s'était fait mal tout seul sur une frappe un peu plus tôt. Les Belges se sont attachés à maîtriser la fin de rencontre, avant un ultime but de Romelu Lukaku, rentré à la 67e, profitant de deux nouvelles erreurs majeures de la défense rouge et blanche (90+3).

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