2 min de lecture États-Unis

À cause d'un test ADN erroné, une Américaine se fait retirer inutilement des organes

Croyant être porteuse de gênes cancéreux, Elisha a accepté la chirurgie préventive proposée par son médecin. À 36 ans, elle s'est ainsi fait enlever ses seins, son utérus et ses ovaires, pour rien.

À 36 ans, Elisha s'est fait retirer ses seins, son utérus et ses ovaires, à cause d'un test ADN erroné.
À 36 ans, Elisha s'est fait retirer ses seins, son utérus et ses ovaires, à cause d'un test ADN erroné. Crédit : Capture d'écran de l'émission "Complément d'enquête" / France 2
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

C'est en 2015 que le monde entier découvre le principe de la chirurgie préventive, rendu public par Angelina Jolie. L'actrice avait en effet révélé s'être fait retirer ses seins en 2013, ses ovaires et ses trompes deux ans plus tard, par crainte de développer un cancer. La comédienne était porteuse du gène BRCA1, qui entraîne 87% de risques de développer un cancer du sein et 50% de risques de développer un cancer de l’ovaire. 

Elisha, 39 ans, était persuadé d'être porteuse du même gène, après avoir réalisé une batterie de tests génétiques à la suite du décès de sa mère, dû à un cancer. Elle raconte devant les caméras de l'émission Complément d'enquête, diffusée sur France 2 le 15 novembre, que son médecin lui a alors proposé une chirurgie préventive comportant une ablation des seins, de son utérus et de ses ovaires.

Se pensant en danger, cette Américaine âgée de 36 à l'époque accepte. Un choix lourd de conséquences tant son corps est "mutilé", "massacré", dit-elle aujourd'hui. Mais quelques semaines plus tard, un second médecin fait vérifier les résultats de son test ADN auprès d'un laboratoire et le verdict est dévastateur pour la jeune femme : elle n'est pas porteuse du gène et n'aurait donc jamais dû se faire enlever ses organes. 

"On ne peut pas réparer. On ne peut pas me rendre mes organes", regrette cette habitante du New Hampshire. Aux États-Unis, ce drame a mis en lumière la pratique très controversée des tests ADN en libre accès, déjà utilisés par près de 15 millions d'Américains. 

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