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Brexit : "À terme, ce sera une catastrophe pour le Royaume-Uni", estime Duhamel sur RTL

ÉDITO - Une semaine marquée par la feuilleton Brexit et un énième épisode à quelques jours de la date finale. Boris Johnson parle d'un "super accord", mais est-ce réellement le cas ?

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Brexit : "À terme, ce sera une catastrophe pour le Royaume-Uni", estime Duhamel Crédit Image : Olivier Matthys / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alain Duhamel Journaliste RTL

C'est un super accord pour Boris Johnson, pas pour la Grand-Bretagne. Et pour l'Union européenne, c'est un moindre mal. Car s'il n'y avait pas eu cet accord, cela voulait dire que c'était la sortie brutale. Et les conséquences étaient très négatives. Si cet accord est validé samedi par la Chambre des communes britannique, on a un accord qui est un moindre mal. En gros, nos intérêts sont défendus. 

Il a fallu des concessions de part et d'autre au niveau de l'Irlande. On est arrivé à un système hypocrite, compliqué mais viable. Nous pouvons donc être assez content, et puis nous avons obtenu des garanties financières, car les Britanniques doivent à l'Europe une somme considérable, des garanties pour nos résidents en Grande-Bretagne et nous avons un moyen de pression pour passer un accord, à terme, de libre-échange équilibré. Globalement, nous nous en tirons pas trop mal. 
Mais l'accord nécessite encore un feu vert du parlement britannique samedi. Et là, cela peut tout à fait coincer. Cela s'annonce difficile et ric-rac. D'une part parce que les Travaillistes, l'opposition, votera contre. D'autre part, car les protestants du Parti unioniste d'Ulster, le parti national écossais et les sociaux-libéraux voteront contre également. 

En clair, il faut que Boris Johnson arrive à convaincre ceux des conservateurs qui l'ont quittés parce qu'il le trouvait trop anti-européen, mais aussi des Travaillistes qui veulent voire aboutir l'accord, de le voter. Sa chance est que les Britanniques en ont par-dessus la tête de ces trois ans et demi de suspense. Et le Premier ministre arrive avec un accord qui passe auprès de ses compatriotes comme plutôt meilleur que celui de Theresa May.

Je pense personnellement que ce sera à terme une catastrophe pour le Royaume-Uni. Je suis persuadé que dans deux ou trois ans, les Écossais feront sécession. Je crois que dans quatre ou cinq ans, il y aura une réunification de l'Irlande en dehors du Royaume-Uni. À terme pour Londres, c'est donc une catastrophe. 

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En revanche, Boris Johnson est vainqueur dans tous les sens. Sur un plan électoral, il est vainqueur car si l'accord est passé, il sera celui qui l'aura fait passer. Et si l'accord n'est pas passé, il sera vis-à-vis de l'opinion en position de force s'il y a des élections générales, qu'il remportera. Il fera alors revoter l'accord, et au final l'accord passera.

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