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Brexit : les 5 gaffes diplomatiques de Boris Johnson, le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères

ÉCLAIRAGE - L'ancien maire de Londres a été nommé ministre des Affaires étrangères par Theresa May, mercredi 13 juillet.

Boris Johnson, le maire de Londres, le 5 mai 2015
Boris Johnson, le maire de Londres, le 5 mai 2015 Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

La nouvelle première ministre britannique Theresa May a complété son gouvernement jeudi 14 juillet, dans lequel les promoteurs d'une sortie de l'Union européenne s'offrent une place de choix tandis que plusieurs femmes sont promues. Boris Johnson, nouveau ministre britannique des Affaires étrangères du gouvernement de Theresa May, a accumulé au fil des ans les boutades plus ou moins drôles et souvent insultantes à propos de responsables politiques étrangers.

Il s'est également distingué dans des postures ridicules, notamment pendu à une tyrolienne pendant les Jeux Olympiques de Londres en 2012 ou plaquant brutalement un enfant sur un terrain de rugby au Japon. Il a également suscité la polémique en posant pour la presse allongé en costume, armé d'un fusil d'assaut AK-47, aux côtés de combattants peshmergas dans les montagnes du Kurdistan en 2015. Voici quelques-unes de ses perles:                  

1. L'UE et Hitler

"Napoléon, Hitler, plusieurs personnes ont essayé de le faire (unir le continent européen, ndlr) et cela s'est terminé de manière tragique. L'Union européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes", a lancé le chef de file des partisans d'une sortie de l'UE pendant la campagne référendaire, dans le journal dominical Sunday Telegraph

2. Hillary Clinton, "infirmière sadique"

En 2007, lorsque Hillary Clinton semblait la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle américaine de 2008, Boris Johnson avait écrit dans le Daily Telegraph : "Elle a des cheveux teints en blond, des lèvres boudeuses et un regard bleu acier comme une infirmière sadique d'un hôpital psychiatrique". Avant d'ajouter en guise de chute misogyne à son billet d'humeur : "Bill peut gérer Hillary, il peut sans doute gérer n'importe quelle crise mondiale"

3. Barack Obama, président "à moitié kényan"

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"Certains ont dit que c'était un pied de nez à la Grande-Bretagne. D'autres ont dit que c'était le symbole du dégoût ancestral du président à moitié kényan pour l'empire britannique dont Churchill a été un fervent défenseur", a écrit l'ancien maire de Londres dans le Sun, critiquant le renvoi par l'administration de Barack Obama d'un buste de Winston Churchill prêté par le Royaume-Uni. Le buste avait en fait été rendu à l'ambassade britannique à l'échéance du prêt.              

4. Poème insultant sur Recep Erdogan

"Si quelqu'un veut faire une blague sur l'amour qui fleurit entre le président turc et une chèvre, il devrait pouvoir le faire, dans n'importe quel pays européen, y compris en Turquie", a affirmé Boris Johnson, remportant ainsi le premier prix du "concours de poèmes insultants" envers le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Voici le poème humoristique en cinq vers composé par Boris Johnson, dont l'arrière grand-père était Turc : 
"Il était une fois un jeune gars d'Ankara, 
qui était un fantastique branleur 
Jusqu'à ce qu'il sema son avoine sauvage 
Avec l'aide d'une chèvre mais il ne s'arrêta 
pas pour la remercier". 

5. "Négrillons" et "sourire de pastèque"

Dans sa colonne hebdomadaire dans le Daily Telegraph, il s'était moqué du côté globe-trotter de l'ancien premier ministre britannique Tony Blair : "Quel soulagement cela doit être pour Blair de quitter l'Angleterre. Il a été dit que la Reine a appris à aimer le Commonwealth en partie parce qu'elle y recevait une dose régulière de foules en liesse de négrillons agitant des drapeaux". Il a également été critiqué pour avoir évoqué les "sourires de pastèque" dans cette colonne qui date de 2002.

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