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Bolivie : Morales et 600 responsables visés par des enquêtes pour corruption

Au total, 592 anciens responsables de l'exécutif du gouvernement d'Evo Morales sont visés par des enquêtes pour corruption.

L'ex-président bolivien Evo Morales, le 11 octobre 2019
L'ex-président bolivien Evo Morales, le 11 octobre 2019 Crédit : Enzo DE LUCA / Bolivian Presidency / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

La Bolivie continue d'être en crise depuis l'élection contestée à un 4e mandat d'Evo Morales, qui a depuis démissionné. Le gouvernement intérimaire bolivien a annoncé ce mercredi 8 janvier l'ouverture d'enquêtes pour corruption contre près de 600 anciens membres de l'exécutif et responsables d'entreprises publiques sous la présidence d'Evo Morales, lui-même visé par la procédure.

Plusieurs membres de l'ancien gouvernement sont ciblés. "Les procédures visent 592 anciens responsables de l'exécutif du précédent gouvernement dont le président (Evo Morales), le vice-président (Alvaro Garcia), les anciens ministres et vice-ministres et les chefs de cabinet actuellement réfugiés à l'étranger", selon Mathias Kutsch, directeur de l'unité de Lutte contre la corruption au ministère de la Justice.

Le but de l'opération est "d'identifier qui sont les personnes qui ont commis des délits de corruption, qui ont détourné de l'argent public et l'ont transféré à l'étranger", a-t-il ajouté.

Morales suspecté de sédition et terrorisme

Parallèlement, le ministre de l'Intérieur, Arturo Murillo, a annoncé que les autorités boliviennes avaient demandé l'activation d'un "mandat d'arrêt international" contre Evo Morales pour l'empêcher de participer à un forum sur les droits de l'Homme au Chili.

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Evo Morales (2006-2019) est sous le coup, depuis le 18 décembre, d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme.

L'ancien président affirme avoir été victime d'un "coup d'État" soutenu par les États-Unis et par l'Organisation des États américains (OEA). Mathias Kutsch a indiqué que les premières conclusions des enquêtes pour corruption seraient rendues publiques en avril. De nouvelles élections générales en Bolivie sont prévues le 3 mai.

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