2 min de lecture Israël

Bébé palestinien brûlé vif : Netanyahu et Hollande parlent de "terrorisme"

La communauté internationale s'indigne après que des intégristes israéliens ont tué un petit garçon de 18 mois.

La maison ravagée par les flammes où un petit Palestinien de 18 mois est mort le 31 juillet 2015.
La maison ravagée par les flammes où un petit Palestinien de 18 mois est mort le 31 juillet 2015. Crédit : THOMAS COEX / AFP

Ali Dawabcheh avait 18 mois. Il est mort brûlé dans sa maison incendiée par des extrémistes colons, en Cisjordanie. Sa mère Riham, 26 ans, son père Saad et son frère Ahmed, 4 ans, sont entre la vie et la mort. Une petite fille qui se trouvait aussi dans la maison est également blessée. Ce drame suscite une vive émotion dans le monde. 

François Hollande dénonce "un acte terrible" ce vendredi 31 juillet. "Des extrémistes, qui sont en fait aussi des terroristes", sont "allés dans une maison brûler un bébé", souligne le chef de l'État. "Il fallait qu'il y ait une réaction israélienne, elle est venue", estime François Hollande, qui juge que "le Premier ministre israélien (Benjamin Netanyahu) en a eu l'exacte conscience et a prononcé les mots qu'il fallait prononcer".

Dès la révélation du drame, le chef du gouvernement israélien a dénoncé un "acte de terrorisme en tout point". Il a ordonné aux forces de sécurité "d'arrêter les meurtriers et de les traduire en justice". Des engagements qu'il a réitérés lors d'un rare appel téléphonique au président palestinien Mahmoud Abbas. En soirée, ce dernier a toutefois dit "douter qu'Israël mette en oeuvre une véritable justice".

Il accuse l'État hébreu d'être "le responsable direct" de la mort du petit Ali, en raison de "l'impunité" qu'il accorde aux "colons", que les Palestiniens accusent de ce crime. Mahmoud Abbas annonce que les Palestiniens déposeront samedi un nouveau dossier pour "crime de guerre" devant la Cour pénale internationale. 

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Par ailleurs, des groupes palestiniens menacent de "riposter" et des milliers de manifestants réclament "vengeance" en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le mouvement islamiste Hamas promet "une punition à la hauteur de ce crime", qui "fait des soldats de l'occupant et des colons des cibles légitimes partout".

Sur la scène internationale, Washington dénonce une "brutale attaque terroriste". Le secrétaire général de l'ONU qualifie ce crime d'"acte terroriste". Cité par son porte-parole, Ban Ki-moon critique le gouvernement israélien pour son "incapacité persistante à faire cesser l'impunité" dont bénéficient les colons qui s'attaquent aux Palestiniens. 

L'Union européenne appelle "à la pleine responsabilité, l'application efficace de la loi et à la tolérance zéro pour les violences des colons". 

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