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Australie : des demandeurs d'asile vont attaquer l'État pour torture

Les demandeurs d'asile, parqués dans des camps sur des îles reculées dans le Pacifique, accuse Canberra de torture et d'atteinte aux droits de l'Homme.

George Newhouse, avocat australien membre du National Justice Project, le 28 août 2009
George Newhouse, avocat australien membre du National Justice Project, le 28 août 2009
Crédit : GREG WOOD / AFP
Ryad Ouslimani & AFP

La politique de gestion des migrants par gouvernement australien fait grincer des dents à l'étranger, mais aussi à l'intérieur du pays. Si bien que des recours collectifs s'organisent afin d'épingler d'éventuelles dérives, notamment au sein des camps reculés dans le Pacifique où sont détenus les demandeurs d'asile. 

Ces derniers accusent d'ailleurs le gouvernement de Canberra de torture et abus des droits de l'Homme. Ils vont en ce sens déposer deux recours collectifs, ont annoncé leurs défenseurs. 

Canberra refoule en mer depuis 2013 tous les bateaux de clandestins. Les autorités envoient ceux qui passent entre les mailles du filet dans des camps, sur l'île de Nauru ou sur celle de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ils ont interdiction de s'installer de manière permanente en Australie. 

"Les membres du groupe déclarent qu'ils ont été torturés, qu'ils ont subi des crimes contre l'humanité ainsi que des souffrances délibérées aux mains du gouvernement australien", a expliqué George Newhouse, avocat membre du National Justice Project, une organisation spécialisée dans l'aide juridique, dans des propos rapportés par l'AFP. 

L'ONU avait déjà mis en garde l'Australie

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Au total, ce sont environ 1.200 demandeurs d'asile des camps de Manus et Nauru, représentés par Julian Burnside, un ténor du barreau, qui ont décidé d’attaquer l'État australien à travers deux recours collectifs.

Le gouvernement australien argue qu'il sauve des vies avec cette politique, en dissuadant les migrants d'entreprendre un périlleux voyage et en contrecarrant les projets des passeurs. Les arrivées de bateaux de clandestins, originaires pour beaucoup d'Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient, quasi quotidiennes à une époque, sont aujourd'hui rarissimes. 

Mais les conditions de vie dans ces camps reculés du Pacifique sont difficiles. Les Nations unies et une association de médecins ont mis en garde récemment contre le désespoir qui règne dans les camps, avec des tentatives de suicide y compris d'enfants. 

Face au tollé, le gouvernement minoritaire de Scott Morrison s'est mis à évacuer discrètement les enfants de Nauru. Mais des voix s'élèvent de toutes parts pour réclamer la fermeture définitive des camps de rétention. 

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