3 min de lecture Népal

Au Népal, le peuple Kulung risque sa vie pour "le miel qui rend fou"

Pour se nourrir, les membres du peuple Kulung chassent un miel unique produit par les plus grosses abeilles du monde.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
>
Au Népal, le peuple Kulung risque sa vie pour "le miel qui rend fou" Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Partir oui, mais partir loin. Au Népal par exemple à la rencontre du peuple Kulung qui vit dans la forêt tropicale dans l'est du Népal. Pour se nourrir, ses membres chassent un miel unique produit par les plus grosses abeilles du monde. Leur ruche, elles les ont bâties sur les contre forts de l’Himalaya. C'est National Geographic qui nous emmène à la rencontre de ces hommes qui escaladent des échelles en corde longue de 30 mètres pour atteindre ces falaises de miel. Là-haut, les abeilles géantes veillent sur des dizaines de litres d'une matière rougeâtre appelée le miel qui rend fou.

Un miel de printemps hallucinogènes, ses propriétés psychotropes sont dus aux toxines des fleurs de rhododendron que les abeilles butinent. Le peuple kulung l'utilise depuis des siècles contre la toux ou comme antiseptique. Mais ses propriétés hallucinogènes ont rendu le nectar très prisé en ville et il se vend jusqu’à 36 euros le kilo au marché noir dans toute l’Asie. Six fois le prix du miel népalais ordinaire. "Trois cuillerées du nectar et vous êtes paralysé pour la journée, tout en étant lucide mais avec des rythmes de jambée dans la tête", explique un chasseur au reporter.

Pour le récolter, les Kulung prennent tous les risques, montent tout en haut de leur échelle avec dans la main des herbes brûlées dont la fumée désoriente les abeilles. Mais elles piquent quand même, les hommes se font piquer 20 à 40 fois par chasse. Une fois en haut, il faut détacher des pans entiers  de rayons de miel, et garder la cire  qui sera transformée à Katmandou pour faire les moulages des statues en bronze de divinités. Sur la piste du miel hallucinogène, fascinant reportage à lire dans National Geographic

À lire aussi
Jungle Népalaise La Curiosité Est Un Vilain Défaut
Le Népal

Partir sur la route du Tour

Dans le foisonnement d'articles à lire sur le départ du tour de France aujourd’hui il y a la revue Pédale, entièrement consacrée à l'art de se mettre en danseuse, avec notamment un reportage à la Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes. Oui oui ça existe, c'est dans les Landes à La Bastide d'Armagnac. Une minuscule église perdue au milieu des vignes et des champs de mais, dont le portique est surmonté d'une croix et de deux roues de vélo.

Ici on prie le Christ ressuscité, mais pas seulement. On y rend aussi hommage au dieu cycliste depuis 1959. La faute au père Massie, un curé fou de vélo qui était tombé un jour sur cette petite chapelle abandonnée et avait décidé d'en faire un lieu de pèlerinage pour les cyclistes comme il en avait vu un en Italie. Pour cela, il eu besoin de la bénédiction papale, et avait pédalé jusqu'au Vatican, 9 jours de vélo pour arriver jusqu’à Jean XXIII qui consacrera notre dame des cyclistes.

Le 12 juillet prochain, le Tour de France passera devant la petite église lors de l'étape entre Eymet et Pau. L'occasion de récupérer de nouvelles offrandes, à savoir les tuniques déposées par les champions qui tapissent les murs intérieurs de l'édifice. Il y en a 800 ! Bobet, Merckx, Hinault ou Indurain. Manque celui de Lance Armstrong, enlevé il y a 5 ans. "Excommunication symbolique parce que ça faisait trop d'histoire, mais dit le curé si ça n'avait tenu qu'a moi, je l'aurais laissé, après tout c'est un pêcheur comme les autres, nous ne sommes pas là pour juger".

Fête nationale au Canada

Fête nationale au Canada ce samedi. Le pays fête le 150e anniversaire de la création de la confédération canadienne. Courrier international lui consacre un numéro spécial avec reportage à Vancouver, dégustation de poutine, ces frites recouvertes de cheddar et de sauce brune et puis le portrait de Des Kappel. Il est toponymiste, c'est à dire spécialiste des noms de lieux et il vient d'être chargé d'une mission très particulière : donner un nom aux 90.000 lacs encore anonymes de la province canadienne du Manitoba,.

C'est vital pour aider les services d'urgence, mais aussi des secteurs d'activités comme l'extraction minière, l'exploitation forestière ou le bâtiment, pour lesquels les points de repère et les dénominations sont cruciaux. C'est un sacré casse-tête, car on ne peut donner à un site que le nom de quelqu'un qui est mort, ensuite il faut s'assurer que ce nom n'a pas déjà été attribué parce qu'au Canada on donne même des noms de personnages au ruisseau, au cascade.

Une seule exception dans tout le Canada, un lac du Manitoba porte le nom d'un enfant du pays, Jonathan Toews. Champion olympique de hockey en 2010 et superstar de l'équipe de Chicago, le seul au monde qui puisse dire qu'il a un lac à son nom. Même Céline Dion n'en a pas ! 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Népal Asie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7789177708
Au Népal, le peuple Kulung risque sa vie pour "le miel qui rend fou"
Au Népal, le peuple Kulung risque sa vie pour "le miel qui rend fou"
Pour se nourrir, les membres du peuple Kulung chassent un miel unique produit par les plus grosses abeilles du monde.
https://www.rtl.fr/actu/international/au-nepal-le-peuple-kulung-risque-sa-vie-pour-le-miel-qui-rend-fou-7789177708
2017-07-01 11:44:08
https://cdn-media.rtl.fr/cache/OIJeNPN4_PbC-sfxaEnpjw/330v220-2/online/image/2017/0515/7788545599_jungle-nepalaise.jpg