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Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision dimanche 18 janvier 2026 en Espagne
Crédit : AFP
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À partir de ce mardi 20 janvier, les drapeaux seront mis en berne dans tout le pays. Le gouvernement espagnol a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de l’accident ferroviaire survenu dimanche 18 janvier soir près d’Adamuz, dans le sud de l’Espagne. Le Premier ministre Pedro Sánchez s’est rendu sur place et a promis une "transparence absolue" quant aux conclusions de l’enquête.
Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités locales, la collision a fait au moins 41 morts et 39 personnes hospitalisées dans un état préoccupant, dont 4 enfants. Quatre enfants figurent parmi les blessés. Ce bilan reste toutefois provisoire, les secouristes poursuivant leurs opérations dans les carcasses des deux trains qui se sont entrechoqués.
L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe a indiqué avoir reçu 43 signalements de disparition de la part de proches. Cinq victimes ont déjà été formellement identifiées à l’issue des autopsies. Le président de la région andalouse, Juan Manuel Moreno, estime que le nombre définitif de victimes pourra être établi "avec certitude" dans les prochaines 24 à 48 heures.
L’accident s’est produit dimanche à 19h45, alors que deux trains à grande vitesse circulaient sur des voies parallèles en sens opposé, transportant près de 500 passagers au total. Un train de la compagnie privée Iryo a déraillé, certaines de ses voitures se déportant sur la voie adjacente et percutant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui se dirigeait vers Huelva.
Les quatre voitures du train Renfe ont été complètement arrachées des rails et se sont retournées, deux d’entre elles semblant même écrasées par l’impact, selon des images aériennes de la Garde civile. Le train Iryo, situé plusieurs centaines de mètres plus loin, apparaît en grande partie resté sur les rails, seules ses dernières voitures étant couchées sur le flanc.
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié l’accident d’"extrêmement étrange", survenu sur une portion de voie droite et récemment rénovée. Le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, a affirmé que "l’erreur humaine est pratiquement écartée", évoquant plutôt un possible problème lié au matériel roulant d’Iryo ou à l’infrastructure ferroviaire. La vitesse ne serait pas en cause, les deux trains circulant respectivement à 205 et 210 km/h sur une section limitée à 250 km/h.
À Adamuz, petite commune proche du lieu de la collision, l’émotion reste vive. Un vaste élan de solidarité s’est rapidement mis en place pour venir en aide aux victimes et à leurs proches. Des habitants ont apporté eau, couvertures et produits de première nécessité au centre municipal d’accueil.
La Garde civile était toujours mobilisée au lendemain de l'accident, lundi 19 janvier, pour accueillir les familles, tandis que des scènes de détresse se multipliaient dans la commune.
La famille royale espagnole doit se rendre ce mardi 20 janvier midi à proximité des lieux de l’accident. La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie ne devrait pas intervenir avant "autour du 2 février", en raison de l’ampleur des dégâts sur les infrastructures, selon le ministre des Transports.
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