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Allemagne : un ancien gardien de camp nazi exprime "de la peine" à son procès

Lors d'un des derniers procès sur les crimes du IIIème Reich en Allemagne, un ancien gardien de camp nazi a assuré avoir eu "de la peine" pour les victimes d'atrocités.

Bruno Dey se dissimulant le visage en arrivant à l'audience le 17/10/19
Bruno Dey se dissimulant le visage en arrivant à l'audience le 17/10/19 Crédit : DANIEL BOCKWOLDT / POOL / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Il est arrivé en chaise roulante, une chemise cartonnée rouge à la main lui permettant de dissimuler son visage aux caméras. Âgé de 93 ans, un ancien gardien de camp nazi allemand a comparu jeudi 17 octobre à l'un des derniers procès sur les crimes du IIIème Reich en Allemagne. L'homme a déclaré avoir eu "de la peine" pour les victimes d'atrocités, tout en se défendant, affirmant ne pas avoir eu le choix à l'époque.

"Ce qui s'est passé lui faisait de la peine", a affirmé son avocat Stefan Waterkamp. "Il était conscient que les détenus n'étaient pas là parce qu'ils étaient des criminels mais pour des raisons antisémites, racistes ou autres, il avait pitié d'eux", a-t-il ajouté.

Toutefois, l'avocat a affirmé qu'il n'avait pas le choix. "Il n'est pas entré de plein gré dans la SS à l'époque, il n'a pas choisi d'être envoyé dans un camp de concentration" et il n'aurait pas été en mesure à l'époque de "libérer" les prisonniers, a-t-il argumenté.

"Empêcher la fuite, la révolte ou la libération des prisonniers"

L'accusation au procès voit les choses autrement et considère que l'accusé était un rouage des camps de la mort. En tant que gardien, "il a soutenu l'assassinat horrible en particulier des détenus juifs", a dit jeudi le procureur. La tâche de l'accusé consistait, selon le procureur à "empêcher la fuite, la révolte ou la libération des prisonniers" juifs du camp, condamnés à être exterminés par balle ou au gaz Zyklon B, selon l'accusation.

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Le nonagénaire est accusé de complicité dans des milliers de meurtres lorsqu'il était gardien, "entre août 1944 et avril 1945", au camp de Stutthof dans le nord de la Pologne, à 40 km de Gdansk. Il s'agit du premier camp nazi construit hors d'Allemagne. Environ 65.000 personnes y sont mortes, essentiellement des femmes juives des pays baltes et de Pologne. Il a été intégré au système d'extermination des Juifs en juin 1944.

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