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Allemagne : Merkel a "eu un faible pour Chirac et pour Macron", relate Trierweiler

BILLET - Angela Merkel quittera la chancellerie allemande en septembre prochain. L'occasion pour Valérie Trierweiler de revenir sur sa popularité et ses liens avec les présidents français notamment Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron et Angela Merkel lors de leur conférence de presse commune durant le sommet de l'Union européenne
Emmanuel Macron et Angela Merkel lors de leur conférence de presse commune durant le sommet de l'Union européenne
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Allemagne : Merkel a "eu un faible pour Chirac et pour Macron", relate Trierweiler
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Valérie Trierweiler

Lundi 31 mai, nous avons assisté au dernier Conseil des ministres franco-allemands avec Angela Merkel. On s’attendait à un peu plus d’effusion entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron mais il n’y a pas eu de déclaration d’amour même par écran interposé.


Angela Merkel part en septembre prochain et ce qui est inhabituel, c’est que malgré une popularité à faire rêver n’importe quel dirigeant, c’est elle qui a décidé de partir.

Sa cote d’amour atteint 80%, autant que les quatre présidents français réunis qu’elle a connus en 16 ans de mandat.
 
On peut reconnaitre que si le moteur franco-allemand a continué à fonctionner malgré le changement de présidents français -et qu’ils aient été de droite ou de gauche-, c’est parce qu’Angela Merkel à la tête de la première puissance économique européenne avait placé haut cet idéal.

Quel président français a-t-elle préféré ?

La chancelière prenait du temps pour juger ses partenaires et leur accorder sa confiance.

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Si l’on en croit l’excellente enquête de Marion Van Renterghem dans son livre C’était Merkel aux Arènes, elle a eu un faible pour Chirac et pour Macron. Ni Sarkozy ni Hollande ne furent sa tasse de thé. 

Avec Chirac, elle partageait la bonne chère et le sens de l’Histoire. Ils ont tous les deux connu les conséquences de la guerre. Elle, en ayant grandi en Allemagne de l’Est, privée de liberté, Chirac en ayant connu les bombardements et l’exode alors qu’il était enfant.
D’où l’importance du lien franco- allemand qu’ils ont eu à cœur de faire fonctionner.
 
Elle a tout de suite regardé l'ascension d'Emmanuel Macron avec intérêt. Elle l’a rencontré sous le mandat de François Hollande. Et puis il est venu la voir à Berlin pendant sa campagne. Angela Merkel s’est reconnue dans sa démarche, il venait de nulle part, elle non plus. Il voulait créer un espace ni droite ni gauche, au centre donc, comme elle. Enfin centre droit disons-le. Et puis malgré sa jeunesse, il était profondément européen. Il partageait donc cette valeur essentielle.

Des hauts et des bas dans les relations

Dans tous les couples il y a des crises. Des crises, elle en a traversées avec chaque président mais avec Macron cela aura été la plus longue : celle liée au Covid. Au début de l’épidémie chacun est parti de son côté avec ses propres solutions. Puis Merkel et Macron ont compris qu’ils ne s’en sortiraient qu’ensemble et c’est ce qu’ils ont fait en faisant adopter un plan d’endettement colossal. En faisant même sauter le verrou du sacro-saint 3% de déficits.

Maintenant il ne reste qu’à souhaiter bon courage à son successeur qui devra subir la comparaison. Mais aussi faire preuve d’audace pour sauver l’Europe face à la montée des eurosceptiques et surtout pour surmonter cette dette historique de 750 milliards.

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