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Alep : "Bachar al-Assad n'a pas envie de discuter", assure Jean-Marc Ayrault

INVITÉ RTL - Le ministre des Affaires étrangères s'est dit "très très inquiet" de la situation actuelle dans la ville syrienne. Plus de 250.000 habitants sont toujours bloqués à Alep.

Jean-Marc Ayrault, le 9 avril 2015

Crédit : AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Alep : "La Russie a une responsabilité immense", déplore Jean-Marc Ayrault

00:05:18

Claire Gaveau

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"Laissez les civils sortir, protégez les civils, mettez en place un couloir sûr pour qu'ils puissent partir". Le président du conseil local d'Alep, Brita Hagi Hasan, a tiré la sonnette d'alarme alors que la ville syrienne est sous le feu des bombardements. Face à cette situation, Jean-Marc Ayrault s'est dit "très très inquiet". "Le président du conseil local a lancé un appel désespéré pour que les civils puissent survivre. C'est ce que la France a défendu au Conseil de sécurité. Dire à tous les belligérants qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad de penser à cette population civile", explique-t-il au micro de RTL. 

Si près de 300.000 habitants subissent la situation actuelle, 20.000 ont déjà réussi à fuir cette zone de guerre. "Mais dans quelles conditions ?", s'interroge le ministre qui déplore que la Russie soit "complice" de ces bombardements. Lors d'un entretien avec Sergueï Lavrov, Jean-Marc Ayrault a ainsi critiqué cette position ambiguë : "C'est ce que j'ai encore dit hier : 'Vous ne pouvez pas rester comme cela, vous prenez une responsabilité immense. Ça restera dans l'Histoire d'avoir massacré une population pour soutenir un régime à bout de souffle", relate-t-il.

Il considère que toutes les personnes qui s'opposent lui sont des terroristes

Jean-Marc Ayrault

L'important est désormais l'arrêt des bombardements. "Ce qu'on veut, c'est qu'on n'oublie pas qu'il y a une solution possible par la voix de la négociation pour trouver une solution durable à la paix. Il faut parler avec tout le monde, y compris avec les Russes", avance le ministre des Affaires étrangères qui ne regrette pas la fin des discussions avec Bachar al-Assad : "Il n'a pas envie de discuter, il considère que toutes les personnes qui s'opposent lui sont des terroristes". 

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