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Afrique du Sud : polémique autour des propos d'une ministre sur le viol

Selon les statistiques officielles, la police enregistre 110 plaintes pour viol chaque jour en Afrique du Sud.

 Angie Motshekga, ministre en Afrique du Sud
Angie Motshekga, ministre en Afrique du Sud
Crédit : Bongiwe Mchunu / POOL / AFP
Jérémy Billault & AFP

La ministre sud-africaine de l'Education de base, Angie Motshekga, était lundi sous le feu des critiques pour avoir sous-entendu que les hommes ayant fait des études ne violaient pas, dans un pays ravagé par le fléau des violences contre les femmes. Selon les statistiques officielles, la police enregistre 110 plaintes pour viol chaque jour en Afrique du Sud.

S'adressant à des étudiants de Pretoria à l'occasion de la rentrée scolaire, Angie Motshekga a affirmé que le gouvernement "avait fait de l'éducation une priorité, parce qu'il sait que c'est seulement via l'éducation que nous pouvons relever certains défis (...) parce qu'un homme éduqué ne violera pas".

Dans une vidéo postée par l'un des principaux réseaux télévisés du pays, Newzroom Afrika, on entend les étudiants répondre à l'unisson : "Si, ils le font". "Oh, vraiment? Je pensais qu'ils devaient être un peu éduqués pour ne pas faire certaines choses", répond alors la ministre.

Appel à la démission

L'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, a indiqué vouloir que la ministre "retire ses propos et présente des excuses". "Ces commentaires sont totalement inappropriés et imprudents, alors que la crise généralisée du viol en Afrique du Sud ne connaît aucune frontière sociale, économique ou liée au niveau d'éducation", indique le parti dans un communiqué.

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Un homme politique d'opposition, Mmusi Maimane, dirigeant du mouvement One South Africa, a étrillé la ministre pour son "manque de compréhension" au sujet du viol et des violences sexistes dans le pays. "Nous avons urgemment besoin d'un nouveau ministre de l'Education de base", a estimé  Mmusi Maimane.

Face à la tempête de critiques déclenchée sur les réseaux sociaux, la ministre a tenté de s'expliquer dans un communiqué. Elle a indiqué que le viol était lié au pouvoir et que le gouvernement souhaitait éduquer les garçons à gérer "les relations de pouvoir entre hommes et femmes dès le jeune âge".

"Éduquer les hommes à propos des relations de pouvoir est aussi important dans le combat contre le viol", a-t-elle ajouté, "par conséquent mes remarques ne doivent pas être sorties de leur contexte de l'éducation des enfants pour qu'ils se développent et deviennent de meilleures personnes".

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