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Afghanistan : "Nous rentrons dans le scénario du pire", décrit un médecin à Kaboul

Les talibans reprennent chaque jour un peu plus de pouvoir en Afghanistan : 12 capitales provinciales sont déjà entre leurs mains. Eric Cheysson, responsable de l'hôpital français de Kaboul, constate "une faillite politique, morale, financière".

En Afghanistan, les civils attendent la réouverture de la frontière avec le Pakistan
En Afghanistan, les civils attendent la réouverture de la frontière avec le Pakistan
Crédit : STRINGER / AFP
Afghanistan : "Nous assistons à une faillite politique, morale, financière", dit un médecin
01:29
Pierre COLLAS - édité par Nicolas Barreiro

En Afghanistan, les talibans revendiquent deux nouvelles prises de taille ce vendredi 13 août : Kandahar, la deuxième ville du pays et en début de matinée Lashkar Gah. Au total, 12 capitales provinciales sont aux mains des talibans sur 34 en seulement une semaine d'offensive. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé l'envoi de milliers de soldats à Kaboul pour évacuer leurs diplomates et ressortissants, mais le retrait des forces américaines reste maintenu à la fin du mois.

"Nous rentrons dans le scénario du pire du pire", constate Eric Cheysson, responsable de l'hôpital français de Kaboul. "C'est une marée qui entoure Kaboul, la situation est extrêmement difficile. On a ouvert les mosquées, les écoles, pour accueillir ce flot de réfugiés terrorisés. Ceux qui ont plus de 30 ans ont déjà connu, ils savent parfaitement ce qui les attend".

"C'est un naufrage, mais on croise les bras", déplore le médecin. "Nous assistons à une faillite politique, morale, financière et surtout une faillite de la reconstruction de l'Afghanistan. Il aurait fallu mettre un minimum du budget militaire sur les écoles, les hôpitaux, l'éducation. Sur un demi-milliard, il ne reste rien. Trois semaines après le départ des Américains de la base de Bagram, tout s'écroule. Les conséquences de cet échec collectif vont être considérables", conclut Eric Cheysson.

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