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Afghanistan : les présentatrices télé forcées de se couvrir le visage

Les présentatrices des grandes chaînes d'informations télévisées afghanes ont été forcées par les talibans à couvrir leur visage à l'antenne.

Les présentatrices télé se sont vues contraintes de se cacher le visage à l'antenne par les talibans
Les présentatrices télé se sont vues contraintes de se cacher le visage à l'antenne par les talibans
Crédit : Wakil KOHSAR / AFP
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La rédaction numérique de RTL

Les talibans passent un nouveau cap dans leur volonté de mettre les femmes sur le ban de la société en Afghanistan. Les présentatrices des grandes chaînes d'informations télévisées afghanes se sont vues forcées de se couvrir leur visage à l'antenne. Depuis leur retour au pouvoir l'année dernière, les talibans ont imposé une série de restrictions à la société civile, dont une grande partie visent à soumettre les femmes à leur conception intégriste de l'islam.

Au début du mois, le chef suprême des talibans a émis un ordre selon lequel les femmes devaient se couvrir entièrement en public, y compris le visage, idéalement avec la burqa, un voile intégral doté d'une grille en tissu au niveau des yeux. Auparavant, seul un foulard couvrant les cheveux suffisait. Le redouté ministère afghan de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice avait ordonné aux présentatrices de télévision de s'y conformer d'ici samedi.

Les journalistes femmes avaient d'abord choisi de ne pas se plier à cet ordre, en passant à l'antenne en direct sans dissimuler leur visage. Avant de faire volte-face : dimanche, les présentatrices portaient le voile intégral, laissant uniquement voir leurs yeux et leur front, pour présenter les journaux sur les chaînes TOLOnews, Ariana Television, Shamshad TV et 1TV. "Nous avons résisté et étions contre le port" du voile intégral, a dit à l'AFP Sonia Niazi, une présentatrice de TOLOnews. "Mais TOLOnews a subi des pressions".

Une multiplication des atteintes aux libertés

Les talibans ont également ordonné que les femmes travaillant au sein du gouvernement soient licenciées si elles ne respectaient pas le nouveau code vestimentaire. Les employés de sexe masculin risquent également d'être suspendus si leurs épouses ou leurs filles ne s'y conforment pas.

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Les talibans ont repris le pouvoir en août 2021 en annonçant un régime plus souple que lors de leur premier règne ultra-rigoriste. Mais ils ont ces derniers mois recommencé à réprimer les oppositions et à rogner les libertés, notamment pour les femmes, dans l'éducation, le travail et la vie quotidienne.

Ils ont commencé par exiger que les femmes portent au minimum un hijab, un foulard couvrant la tête mais laissant apparaître le visage. Puis, début mai, ils leur ont imposé le port en public d'un voile intégral, de préférence la burqa, déjà obligatoire lorsqu'ils étaient au pouvoir de 1996 à 2001.

Au cours des 20 années qui ont suivi l'éviction des talibans en 2001, de nombreuses femmes des campagnes conservatrices avaient continué à porter la burqa. Mais beaucoup d'autres Afghanes, notamment dans les villes, et y compris les présentatrices de télévision, avaient opté pour le simple foulard. Les chaînes de télévision ont déjà arrêté la diffusion de séries et feuilletons mettant en scène des femmes, sur ordre des talibans.

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