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Abdication au Japon : Naruhito reste un "mystère", dit l'historien Jean-Marie Bouissou

ÉCLAIRAGE - Ce mardi 30 avril, l'empereur nippon Akihito a abdiqué au profit de son fils Naruhito. Deux souverains aux profils bien différents, explique l'historien du Japon Jean-Marie Bouissou,

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Yves Calvi
Yves Calvi et Thomas Pierre

Le début, littéralement, d'une nouvelle ère. Ce mardi 30 avril, Akihitol'empereur du Japon, a mis un terme à plus de 30 ans passés comme "symbole de l'Etat et de l'unité du peuple", avant que son fils aîné Naruhito ne lui succède officiellement mercredi 1er mai. Une abdication qui met fin aux trois décennies de l'ère Heisei et ouvre l'an 1 de l'ère "Reiwa". 

Mais pourquoi ce renoncement ? Et en quoi est-ce un événement au pays du soleil levant ? "Il abdique parce qu'il a 85 ans et qu'il trouve qu'il a fait son temps. Il est fatigué", fait valoir sur RTL Jean-Marie Bouissou, chercheur au CERI et historien spécialiste de l'archipel nippone.

"C'est un événement parce que (...) cela va donner aux Japonais pratiquement 10 jours de congés successifs, qui s'ajoutent aux congés existants. Et cela c'est un grande première pour les Japonais", affirme ce spécialiste au sujet d'un peuple peu enclin à prendre des vacances

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"L'empereur au plan politique est un muet"

Mais c'est aussi un moment historique et symbolique fort. "Dans la mémoire de la Nation, l’abdication impériale, il n'y en a plus depuis deux siècles", précise l'historien. Pourtant, "l'empereur au plan politique est un muet. Il n'est pas chef d'État. (...) C'est un symbole national censé être le 127e de la série (...). Il est la marque de la continuité de la Nation", ajoute-t-il. 

Qui plus est, "Akihito avait adopté un profil qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait jamais eu. C'était le consolateur, celui qui conforte, qui encourage. Il était sur les sites de toutes les catastrophes naturelles", explique le chercheur. 

Naruhito reste un "mystère"

Akihito sera remplacé par son fils Naruhito, âgé de 59 ans, et à la personnalité toute autre. "Il a la réputation de quelqu'un qui fait ce qu'il veut, à cause de son mariage, où il a poursuivi (...) pendant sept ans celle qu'il avait choisi", raconte Jean-Marie Bouissou qui décrit le nouvel empereur comme davantage "ouvert sur le monde" que son père. "Il a voyagé passablement à l'étranger. Il a passé deux années à l'université d'Oxford". 

"Cela dit il reste un petit peu un mystère. Les médias en parlent très très peu", nuance-t-il enfin. Son premier discours mercredi 1er, après l'intronisation, dans lequel il devrait distiller l'esprit qu'il compte donner à son règne, est donc à ce titre très attendu.

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