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Corrèze : il paie son amende reçue pour injure en pièces de 10 centimes

VU DANS LA PRESSE - Après une amende pour injure envers les forces de l'ordre sur les réseaux sociaux, un habitant de Cressensac, dans le Lot, a payé sa contravention en pièces jaunes en signe de contestation.

Centimes d'euros (Image d'illustration).
Centimes d'euros (Image d'illustration). Crédit : Pixabay
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini

C'est un acte de contestation. Un habitant de Cressensac, dans le Lot, s'est présenté ce vendredi 21 février à la trésorerie des finances publiques pour régler son amende pour injures envers les forces de l'ordre sur les réseaux sociaux. S'il pouvait la régler par chèque ou carte bancaire, il a volontairement choisi de la payer en pièces de dix centimes d'euros. 

Comme le rapporte Le Populaire du Centre, les deux fonctionnaires de la trésorerie de Meyssac, en Corrèze, ont dû se résoudre à compter les 1.200 pièces de dix centimes. Un geste de protestation à de nombreux titres pour Jean-Christophe Haliche, 47 ans. En effet, tout commence en octobre dernier pour ce mécanicien de la SNCF

"Après avoir visionné une vidéo de pompiers violentés par des CRS, je l'ai partagée sur une page privée avec un commentaire insultant. Deux jours plus tard, j'ai eu une convocation à la gendarmerie, puis j'ai été jugé au tribunal de Souillac ", explique Jean-Christophe au quotidien régional.

C'est une manière de protester sur ma situation et de dénoncer aussi le contrôle de l'État sur toutes les transactions

Jean-Christophe Haliche au Populaire du Centre.
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En effet, "malgré un mea culpa", il a "été condamné à 500 euros d'amende, payable en cinq fois". "Le procureur m'a expliqué que la liberté d'expression était limitée", assure le mécanicien de la SNCF. Après avoir parlé à des délégués syndicaux CGT des finances publiques, il décide alors de payer cette amende en pièces jaunes pour protester contre cette sanction. 

"Je leur ai parlé de mon histoire et on s'est dit que c'était une bonne idée. C'est une manière de protester sur ma situation et de dénoncer aussi le contrôle de l'État sur toutes les transactions", confie le cheminot. 

Une des dernières fois que l'on peut payer en liquide

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Pour les les trois délégués syndicaux des finances publiques, présents ce vendredi 21 février, cet acte a aussi une autre portée symbolique. "Cette trésorerie de Meyssac est menacée de disparaître dans les mois à venir. Sur les 22 existantes en Corrèze, une quinzaine pourrait connaître le même sort. De plus, depuis jeudi 20 février, les finances publiques appliquent le 'zéro cash'. C'est l'une des dernières fois que l'on peut payer en liquide", détaille auprès du quotidien régional Frédéric Soulet, délégué CGT aux finances publiques de la Corrèze. 

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