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Volkswagen : où en est-on du "Volkswagate" ?

ÉCLAIRAGE - Par la voix de son nouveau PDG, Volkswagen a annoncé le rappel des véhicules concernés par la tricherie dès janvier 2016.

Un modèle de Volkswagen exposé à Dusseldorf
Un modèle de Volkswagen exposé à Dusseldorf
Crédit : PATRIK STOLLARZ / AFP
Claire Gaveau & AFP

Le scandale passé, Volkswagen se tourne désormais vers l'avenir. Un avenir encore assez sombre alors que de nombreuses plaintes ont été déposées contre la firme automobile depuis la révélation de la supercherie aux États-Unis. Depuis que le scandale des moteurs truqués à éclaté, de nombreux gouvernements se sont retournés contre le numéro un mondial de l'automobile. C'est le cas aux États-Unis, en Allemagne, en Australie et en France, où le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "tromperie aggravée" et où 50 automobilistes ont saisi la justice pour "pratique commerciale trompeuse, publicité mensongère, tromperie, escroquerie, mise en danger de la vie d'autrui, complicité, faux et usage de faux", selon une information de Paris Match. Dans le monde, 11 millions de véhicules sont concernés, dont 8 millions en Europe. En France, le total avoisine le million de véhicules


Ces plaintes pourraient déboucher sur d'importantes amendes dans les différents pays. Des amendes auxquelles il faudra ajouter les indemnités réclamées par les clients et par les actionnaires s'estimant floués après la débandade du titre en Bourse, après une baisse de 40% en deux semaines. Et ce, sans compter le dommage commercial alors que la réputation de l'entreprise, géant aux 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et récemment couronnée numéro un mondial, a pris un sacré coup. Le montant total de la facture n'est pas encore prévisible - analystes financiers et organes de presse jonglent avec des chiffres qui vont de 25 à 50 milliards d'euros.

Rappel des véhicules en janvier

La procédure de rappel des véhicules équipés de moteurs diesel truqués devrait commencer en janvier pour s'étaler jusqu'à fin 2016. "Nous présentons cette semaine à l'Autorité de sûreté automobile (KBA) des propositions de solutions techniques. Si elles sont acceptées, nous commanderons les pièces. Si tout se passe comme prévu, nous pourrons commencer les réparations en janvier", a déclaré Matthias Müller, dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Selon lui, la plupart des voitures n'ont besoin que d'une modification du logiciel moteur. Pour certaines, il faudra procéder à des interventions lourdes, tout cela se faisant "gratuitement pour les clients, bien sûr".

La remise aux normes des voitures de Volkswagen équipées d'un moteur truqué prendra des mois, a reconnu jeudi le nouveau patron du groupe allemand, qui a également renvoyé la responsabilité de la supercherie à "quelques développeurs".

Des temps difficiles à prévoir pour les salariés

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D'importantes mesures restrictives sont à prévoir chez Volkswagen mais aussi chez toutes les marques du groupe. Un programme d'économies va être lancé. Des investissements d'infrastructures et de machines-outils seront reportés et plusieurs projets vont être réexaminés. Les investissements dans le football pourraient aussi être revus à la baisse. Le destin du constructeur est intimement lié à celui du club de Wolfsburg, ville du nord de l'Allemagne entièrement construite autour du siège de Volkswagen, propriétaire du club à 100% et sponsor principal depuis les années 50. Selon la presse, l'entreprise investirait environ 100 millions d'euros chaque année dans le club, pensionnaire de la Bundesliga.

Devant de nombreux salariés, Matthias Müller a annoncé la couleur : le scandale des moteurs truqués coûtera très cher au mastodonte de l'automobile et des effets sur l'emploi ne sont pas à exclure. "Les charges seront importantes, potentiellement très importantes (...) Tout cela ne se fera pas sans douleur", a-t-il martelé. 

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