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Vers un plafonnement des prix à la pompe ? L'avertissement du gouvernement aux distributeurs

Le gouvernement envisage un encadrement des marges des distributeurs sur les prix des carburants à la pompe. Un projet de décret anecdotique pour mettre la pression sur les pompistes.

Le prix des carburants (illustration)

Crédit : BENJAMIN CREMEL / AFP

Juliette Vignaud & Olivier Bost & Martial You

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La décision n'est pas encore tranchée. Face à la grogne croissante des Français, dont la facture à la pompe s'est fortement alourdie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement envisage d'encadrer les marges des distributeurs sur les prix des carburants. Le projet de décret est prêt mais sera-t-il publié ?

Dans le détail, le dispositif comprend trois paramètres, pour chaque station-service et chaque carburant. Il prévoit tout d'abord que le prix de vente autorisé devra être calculé en tenant compte du prix de référence quotidien de l'essence ou du gazole calculé sur la moyenne lissée des 5 derniers jours (ou 5 dernières cotations) sur le marché de Rotterdam. 

En outre, le décret prévoit de geler la marge des distributeurs dès que le prix dépasse 1,71 euro TTC par litre pour l'essence et le gazole, soit le tarif moyen avant la guerre au Moyen-Orient. Ce "seuil de déclenchement automatique", qui s'appliquera pendant six mois, empêcherait le pompiste de faire une marge plus importante quand les prix montent.

Une menace aux distributeurs

Le décret est un peu abscons et relève de l'usine à gaz. Il apparaît même très complexe à mettre en place et difficile de connaître les effets qu'il pourrait avoir très concrètement sur les prix à la pompe.

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L'objectif de Matignon semble donc différent. C'est un avertissement aux distributeurs. Outre cette menace envoyée aux pompistes, le gouvernement veut montrer aux automobilistes qu'il se préoccupe des prix, sans pour autant baisser les taxes.

"C'est une opération de com'. La marge de distribution est un peu moins de 1% [...] Ce n'est pas du tout l'ordre de grandeur qu'attendent les Français", réagit Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques et professeur à Sciences Po, invité de RTL Matin ce mercredi 15 avril. 

L'annonce du gouvernement semble donc anecdotique.

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