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Cette photographie montre le logo de Stellantis affiché sur le site de l'usine du constructeur automobile multinational à Poissy, le 23 septembre 2025
Crédit : Thibaud MORITZ / AFP
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Elle était en sursis depuis plusieurs années. Le constructeur Stellantis va cesser après 2028 la production d'automobiles dans son usine historique de Poissy, située dans les Yvelines, va arrêter de fabriquer des voitures après 2028, une fois la dernière Opel Mokka sortie. L'annonce a été officialisée ce jeudi 16 avril par la direction lors d'un comité social et économique extraordinaire de l'entreprise.
Le site de Poissy deviendra un centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules, en conservant 1.000 des 2.000 postes actuels. Le groupe italo-franco-américain (marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Chrysler...), 5e constructeur mondial, va investir 100 millions d'euros pour reconvertir ce site et assure que les réductions d'effectifs s'effectueront essentiellement par des départs naturels ou volontaires.
"Le site ne fermera pas, il aura un futur industriel pérenne", a-t-il assuré dans un communiqué. Le site va ainsi progressivement intégrer "quatre nouvelles activités industrielles, pleinement opérationnelles d'ici à 2030", à savoir "la production de pièces automobiles, la valorisation de pièces dans une logique d'économie circulaire, la préparation et la transformation de véhicules et l'impression 3D de pièces pour des petites séries".
Stellantis précise que le site compte aujourd'hui 1.925 ouvriers "sur le papier", mais qu'en réalité 1.580 personnes travaillent réellement sur le site, "compte tenu des absences pour formation, congés, ou maladie". "À horizon 2030, avec les départs naturels, dont les mesures d'âge, le site comptera autour de 1.200 ouvriers actifs", ce qui correspond bien à "1.000 postes ouvriers", car "dans l'industrie, il faut environ 1,2 personne pour tenir un poste", selon le groupe.
La fabrication de pièces correspond à un nouveau besoin étant donné le vieillissement continu du parc roulant, avec 40 millions de véhicules de 12 ans en moyenne, explique le groupe. Poissy restera le siège du constructeur avec un centre de recherche et développement et un "green campus" fort de 8.000 personnes.
Des promesses qui peinent à convaincre Jean-Pierre Mercier, délégué syndical SUD. "C'est vraiment une saignée au niveau emploi", regrette-t-il au micro de RTL. "On est très loin du compte des 2.000 salariés sur le site de Poissy."
Jean-Pierre Mercier évoque aussi le sort des "milliers de salariés chez les équipementiers et les fournisseurs". "C'est une course contre la montre pour faire plier la direction [...] On ne veut pas crever avec la fin de la voiture à Poissy."
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