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"Un taux de fécondité supérieur de 14%" : comment le télétravail peut-il relancer la natalité ?

Une étude de l'université de Stanford révèle que les couples travaillant à domicile au moins un jour par semaine enregistrent un taux de fécondité supérieur de 14 %.

Une personne en télétravail (illustration).

Crédit : Unsplash/Magnet.me

Télétravail : cela donne envie de faire des bébés, selon une étude de l'université de Stanford

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Télétravail : cela donne envie de faire des bébés, selon une étude de l'université de Stanford

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François Lenglet - édité par Alexian Giron

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Le réarmement démographique cher à Emmanuel Macron commence par le télétravail, selon une étude publiée par des chercheurs de l'université californienne de Stanford. Les enquêteurs ont travaillé sur les données de 38 pays et ont observé que les couples où les deux travaillent à domicile au moins un jour par semaine ont un taux de fécondité supérieur de 14% par rapport aux autres, équivalent à 0,32 enfant en plus par femme. 

Et cette tendance est observable dans tous les pays, même si elle n'a pas la même ampleur. Les États-Unis se distinguent comme l'endroit où le télétravail est le plus fécond. La différence est de 0,45 enfant par femme, soit 45 enfants de plus pour 100 couples qui travaillent à domicile. En 2024, cela représente 291.000 naissances supplémentaires en Amérique, selon l'étude. En revanche, en Asie, le taux de natalité n'est pas lié au télétravail. Ce mode de vie est aussi moins développé. 

Les facilités d'organisation offertes par le télétravail sont déterminantes et se distinguent en trois raisons. La première étant le fait de pouvoir garder les enfants facilement, d'aller les chercher à l'école, etc. La seconde étant le gain de temps au niveau des transports, qui est réinvesti dans les tâches ménagères et le temps familial. Enfin, le logement, qui peut être plus distant des centres-villes si les transports sont moins fréquents, représente un budget important. En réduisant les coûts, cela permet d'accueillir un nouveau membre de la famille sans stress. 

Certains effets contraires peuvent se produire

Au niveau de la politique familiale, les allocations familiales ou les congés parentaux ne sont pas forcément suffisants. La difficulté à concilier vie familiale avec vie professionnelle est un frein majeur pour avoir un enfant. Ainsi, la politique visant à lever ce frein, au sein de l'entreprise, a des effets mesurables sur la fécondité. 

Toutefois, l'étude met en garde. Ce mode de vie ne suffirait pas à inverser la tendance déclinante de notre démographie. D'autant que des effets contraires peuvent se produire. Selon l'Institut des sciences de Gran Sasso, dans les foyers où seul l'homme télétravail et assume donc les tâches ménagères et familiales, la conjointe veut des enfants mais le conjoint traîne des pieds...

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