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"Un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance" : le gouverneur de la Banque de France évoque sur RTL l'impact de la guerre en Iran sur l'économie française

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, anticipe une légère hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance en France, tout en appelant à la prudence face à la tentation d’augmenter les déficits publics.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

Crédit : RTL

Thomas Sotto & Eléonore Aparicio

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Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font sentir en France, notamment avec la hausse des prix du carburant. Invité sur RTL mercredi 11 mars, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a souligné que le conflit, déclenché début mars, "marque une nette remontée de l'incertitude" pour les entreprises françaises et pèse sur les perspectives de croissance. Il faut s'attendre à "un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance", estime-t-il.

Malgré ce contexte tendu, la Banque de France maintient pour l’instant sa prévision de croissance pour le premier trimestre, estimée entre 0,2 et 0,3 %. Mais François Villeroy de Galhau prévient : l’impact de la crise pourrait se traduire par une inflation légèrement supérieure à celle prévue en décembre, sans pour autant parler de "stagflation". 

Nous allons garder une croissance mondiale

François Villeroy de Galhau

"Ça n'est pas la stagnation de l'activité économique. Nous allons garder une croissance mondiale. On n'est pas dans une crise économique si vous l'entendez par la récession économique. Encore une fois, la croissance va rester positive et on n'est pas du tout dans une inflation qui s'emballe", explique-t-il.

Le gouverneur de la Banque de France insiste sur la nécessité de ne pas céder à la précipitation. Il rappelle que la France ne peut pas se permettre de creuser davantage ses déficits pour compenser la hausse des prix de l’énergie, au risque de pénaliser l’économie à long terme. "Si nous creusions encore les déficits et la dette, ça va pénaliser les Français eux-mêmes parce que ça se traduit par une montée des taux d'intérêts à long terme, c'est-à-dire à 10 ans et plus", estime-t-il. 

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Selon lui, la solution durable passe par l’investissement dans la transition énergétique, plutôt que par des aides ponctuelles ou des subventions coûteuses.

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