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INFO RTL - Une humanitaire française de l'Unicef tuée après des frappes aériennes à Goma en République démocratique du Congo

Des frappes aériennes ont fait plusieurs morts dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 à cette grande ville de l'est du pays tombée aux mains du groupe antigouvernemental M23 en janvier.

Des soldats dans les rues de Goma le 6 février 2026

Crédit : Daniel Buuma / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Morad Djabari & Aymeric Parthonnaud & AFP

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Une Française effectuant une mission humanitaire depuis plusieurs années pour l'Unicef en République démocratique du Congo est morte dans les frappes aériennes qui ont touché la ville de Goma dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026, a appris RTL. Des sources humanitaires ont fait état de plusieurs sites visés et de plusieurs personnes tuées dans cette ville de l'est du pays tombée aux mains du groupe armé antigouvernemental M23. Le bilan à ce stade est difficile à établir. L'origine exacte de ces frappes reste aussi à déterminer.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé ce décès sur le réseau social X. "À sa famille, à ses proches, à ses collègues, j’adresse le soutien et l’émotion de la Nation. J'appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies", a écrit le chef de l'État.
  
Le M23 ("Mouvement du 23 mars") s'est emparé depuis fin 2021, avec le soutien du Rwanda et de son armée, de vastes pans de territoire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), riche en ressources et ravagée depuis trente ans par des conflits. Les forces de Kinshasa sont positionnées à plusieurs centaines de kilomètres de Goma, et mènent régulièrement des frappes de drones à longue portée sur les positions du M23 dans l'est.

Le M23 fait également usage de drones kamikazes sur le front, selon des sources sécuritaires. Des détonations ainsi que des bruits de drones ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi dans des quartiers résidentiels de Goma, capitale de la province orientale du Nord-Kivu, située à la frontière du Rwanda au bord du lac Kivu, selon des témoins.

Des accords fragiles

 Une maison ciblée par une frappe a été gravement endommagée, partiellement incendiée, et sa toiture détruite, a constaté un correspondant de l'AFP présent sur place. Des éclats ont touché des maisons voisines, dont les vitres étaient soufflées. Un humanitaire présent à proximité de cette maison pendant la frappe a affirmé à l'AFP avoir entendu deux explosions, une première précédée par un bruit de drones, puis une seconde, suivie par le bruit d'un drone s'éloignant du site. Des pompiers, des personnels de la Mission des Nations-unie, et des responsables du M23 étaient également présents sur le site mercredi matin.Aucun débris de drone ou de projectile n'a été identifié à ce stade, selon eux.

La RDC et le Rwanda ont entériné début décembre un fragile accord de paix sous l'égide de Washington, qui n'a pas mis fin aux combats. L'Angola, un autre médiateur dans le conflit de l'est, a proposé à Kinshasa et au M23 d'observer un cessez-le-feu à compter du 18 février, sans plus d'effet sur le terrain.


Les États-Unis ont annoncé début mars des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien M23 dans l'est. Début mars, le M23 a annoncé la mort de l'un de ses porte-paroles, Willy Ngoma, dans une frappe de drone à proximité du site minier de Rubaya, situé dans la province du Nord-Kivu, et sous le contrôle du M23 qui en tire d'importants revenus grâce à une taxe prélevée sur la production et le commerce des minerais, notamment du coltan.

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