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Renault produit sa millionième voiture électrique : le PDG François Provost assure sur RTL que "l'électrique peut créer des emplois"

Le millionième véhicule électrique de Renault est sorti de l'usine de Douai ce vendredi. Le signe d'un virage électrique gagnant, malgré l'annonce d'un plan de départs volontaires concernant 800 postes il y a quelques semaines.

La nouvelle Renault R5 électrique, présentée au Salon de Munich en septembre 2021.

Crédit : CHRISTOF STACHE / AFP

"Renault est une entreprise indépendante, française, européenne, qui a une dimension mondiale", insiste son directeur général François Provost

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Renault franchit un palier symbolique : le géant français de l'automobile a produit ce vendredi 10 juillet sa millionième voiture électrique. Une fierté pour l'usine de Douai, dans le Nord, d'où le véhicule est sorti dans la matinée. Le signe d'une production en pleine forme - 220.000 voitures attendues cette année, soit 70.000 de plus que l'an passé - et la preuve d'un virage électrique gagnant, pour le PDG François Provost. "L'électrique peut créer des emplois", assure-t-il sur RTL.

"Nous avons investi 13 milliards d'euros depuis 5 ans", poursuit-il. "On est là pour créer de l'activité, consolider les nouvelles technologies, l'électrique. À l'usine de Douai, il y a 150 créations d'emplois cette année et 800 dans toutes les usines. Nous recrutons dans toutes les usines du groupe."

800 postes d'ingénieurs supprimés

Tous les secteurs d'activité de Renault, pourtant, ne connaissent pas la même santé : fin juin, le constructeur automobile a annoncé la suppression de 800 postes d'ingénieurs, essentiellement en Île-de-France. Dans l'objectif de "simplifier" l'organisation et d'accroître "la vitesse d'exécution", faisait alors valoir le groupe dans les colonnes du Monde

L'ingénierie "est le plus gros challenge", reconnaît François Provost sur RTL. "Nos concurrents asiatiques ont clairement pris de l'avance en termes de technologie et de vitesse. Nous avons l'ambition de montrer que l'on peut développer en France, avec nos fournisseurs français." En supprimant des postes? "On travaille autrement", déclare-t-il. 

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"On est obligé, aujourd'hui, de développer des voitures en deux ans. On est obligé de changer les métiers. 2;500 ingénieurs au Technocentre vont devoir changer de métier, vont être accompagnés pour ça." Une stratégie mise en place pour favoriser l'autonomie, assure-t-il: "L'alternative, c'est quoi ? C'est de prendre de la technologie qui n'est pas une technologie européenne? Non, ce n'est pas le choix de Renault."

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