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Renault : l'État français va diviser par deux sa part dans le capital

INFO RTL - L'État français, qui possède aujourd'hui 15% du capital du constructeur automobile français passerait à 7,5% du nouvel ensemble, en vue d'une éventuelle fusion avec Fiat Chrysler.

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Renault : l'État français va diviser par deux sa part dans le capital Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Quentin Marchal

Le constructeur automobile français Renault, annonce officiellement ce lundi 27 mai des discussions avancées sur un rapprochement avec l'italo-américain Fiat Chrysler. Cette potentielle fusion, susceptible d'intégrer l'alliance déjà formée avec les japonais Nissan et Mitsubishi, constituerait ainsi le numéro un mondial incontesté de l'automobile.

Selon nos informations, l'État français qui possède actuellement 15% du capital du groupe Renault va passer à 7,5% du nouvel ensemble, en vue d'une éventuelle fusion avec Fiat Chrysler. Nissan verra également sa participation être divisée par deux. Par ailleurs, les Japonais n'ont été prévenus de ce projet d'alliance que cette nuit, par téléphone et Jean-Dominique Senard, le patron de Renault, doit partir à Tokyo après la réunion du conseil d'administration pour leur expliquer ce projet de fusion.

La firme italienne a vendu près de 5 millions de voitures en 2018 et est très active sur le marché américain où elle possède, avec Chrysler, la marque Jeep. En Europe, elle défend les couleurs de Fiat mais aussi d'Alfa Romeo et Maserati.

Les raisons de ce rapprochement

Renault est motivé par ce rapprochement pour des raisons multiples. Il y a tout d'abord les mutations du secteur automobile vers l'électrique, qui vont demander des investissements importants. Renault n'a actuellement pas la taille suffisante pour faire ces investissements tout seul.

Il y a également le désir de créer un champion européen à dimension mondiale pour contrer l'offensive chinoise qui se prépare dans l'électrique. Le groupe Renault souhaite également sortir de l'impasse dans laquelle il se trouve avec Nissan qui, bien que contrôlé sur le plan capitalistique, refuse de fusionner

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L'alliance Renault-Nissan est donc mise à l'épreuve. Gérée et tenue par Carlos Ghosn, le dirigeant a commis une imprudence du point de vue de l'intérêt français en signant des accords secrets qui interdisent à Renault d'intervenir chez son homologue japonais. L'association avec Fiat Chrysler offrirait à Renault une voix stratégique alternative, un nouveau projet qui va rééquilibrer le rapport de force avec Nissan, qui lui était jusqu'ici défavorable.

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