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Réforme des retraites : "Des concessions significatives du gouvernement", estime Lenglet

ÉDITO - Selon François Lenglet, il y a eu "des concessions significatives" dans les annonces faites par Édouard Philippe concernant la réforme des retraites mercredi 11 décembre.

Édouard Philippe lors de son discours présentant le projet de réforme des retraites
Édouard Philippe lors de son discours présentant le projet de réforme des retraites
Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP
Réforme des retraites : François Lenglet évoque "des concessions significatives" du gouvernement
04:24
Réforme des retraites : "Des concessions significatives du gouvernement", estime Lenglet
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François Lenglet - édité par William Vuillez

Le Premier ministre a donc présenté sa réforme des retraites ce mercredi 11 décembre et on peut en retenir trois idées simples. D'abord, la transition vers le nouveau régime universel va être longue. En ne touchant que les actifs nés à partir de 1975, la réforme exclu à peu près une moitié de ceux qui sont au travail aujourd'hui. 

Pour l'autre moitié qui est concernée, la transition va être très progressive parce que le premier retraité qui touchera une pension intégralement calculée selon le nouveau système, prendra sa retraite en 2065. Deuxième idée, les retraites seront à l'avenir mieux valorisées qu'elles ne le sont aujourd'hui car elles seront indexées sur les salaires.

Troisièmement, on va travailler plus longtemps. À partir de 2027, si on s'arrête avant 64 ans, nous subirons une petite réduction de la pension et si on travaille après cette âge, le contraire, une petite majoration. 

Des concessions significatives

La vague de contestations après les annonces d'Édouard Philippe sont d'autant plus étonnantes qu'il y a eu des concessions significatives de la part du gouvernement. La transition, les bonifications pour les familles nombreuses, des aménagements pour les métiers pénibles y compris dans la fonction publique. 

À écouter aussi

Ce qui bloque c'est l'allongement de la carrière jusqu'à 64 ans. Un chiffre rouge, parce que la CFDT, premier syndicat français n'en veut pas. Laurent Berger le patron de ce syndicat considère que cela n'est pas nécessaire. C'est l'énième épisode de  bisbille entre la CFDT et le gouvernement, plus particulièrement Emmanuel Macron. Les deux hommes ne se sont jamais compris. 

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