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Qui est Cédric Meston, le "nouveau Bernard Tapie" qui souhaite sauver Duralex ?

Près de quatre mois après son placement en redressement judiciaire, la verrerie a été confiée à Cédric Meston. Martial You retrace le parcours de l'entrepreneur ainsi que ses idées pour sauver l'entreprise.

Cédric Meston

Crédit : RTL

Martial You - édité par La rédaction numérique de RTL

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Le tribunal de commerce d'Orléans a validé mercredi 14 octobre le projet de reprise de Duralex proposé par l'entrepreneur Cédric Meston. Le jeune repreneur, surnommé le nouveau Bernard Tapie, sauve 155 salariés sur 243. C'est le cinquième repreneur de Duralex en 25 ans.

Cédric Meston a 32 ans. Il est sorti de l'école d'ingénieur Télécom Paris, puis a débuté sa carrière dans le cabinet de conseil McKinsey. Très vite, il se lance dans l'entrepreneuriat et dans la viande vegan avec la marque HappyVore. L'entreprise devient numéro 1 du secteur, devant des géants comme Nestlé. Cédric Meston est ensuite devenu investisseur : coup sur coup, il reprend des marques nées en 1946 et qui ont connu leur heure de gloire dans les années 1950, 1960, 1970. Il a relancé Tupperware France l'an dernier, et s'attaque à Duralex aujourd'hui.

Jouer sur la nostalgie et investir dans des outils modernes

Ce sont des marques qui correspondent à une période de croissance et d'insouciance. C'est l'époque des films de Claude Sautet, de la Deux-Chevaux qu'on voit d'ailleurs revenir au Mondial de l'Auto cette année, ou encore de L'Heure de Vérité. Cédric Meston va donc jouer sur la nostalgie, un moteur très fort pour Duralex. On l'a vu quand l'équipe précédente a lancé un financement participatif pour se développer l'année dernière, et a levé 20 millions d'euros en quelques jours. 

Cédric Meston va aussi acheter un four électrique dans les prochaines années. Cela permettra à l'entreprise d'être moins dépendante des prix du gaz, ce qui a coûté très cher à la dernière équipe après la crise ukrainienne. Selon Francéclat, les ventes des arts de la table sont en baisse de 3% en 2025 par rapport à 2024. Ce n'est pas un marché en crise, car les chiffres restent plus élevés qu'avant le Covid. En revanche c'est désormais un marché porté par les discounteurs, avec plus 6% des ventes alors celles des grandes surfaces s'effondrent. Les verres sont toujours incassables, mais ils sont sans doute plus fragiles qu'avant.

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