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2CV pour Citroën, R5 pour Renault, 208 GTI pour Peugeot... Comment les constructeurs automobiles surfent sur le rétro pour vendre leurs voitures électriques

Le 91ᵉ Mondial de l'Auto ouvre lundi 12 octobre à Paris, inauguré par Emmanuel Macron, alors que les constructeurs européens comptent y montrer leur résilience face à la concurrence des Chinois.

Le prototype de la 2 CV électrique de Citroën

Crédit : Christophe Bourroux / RTL

2CV pour Citroën, R5 pour Renault, 208 GTI pour Peugeot... Comment les constructeurs automobiles surfent sur le rétro pour vendre leurs voitures électriques

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Christophe Bourroux

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Le 91ᵉ Mondial de l'Auto débute ce lundi 12 octobre à Paris, au moment où les constructeurs européens comptent faire de la résistance face à la concurrence galopante de leurs homologues venus de Chine. Parmi les méthodes employées, de plus en plus de marques font ressurgir du passé des voitures mythiques, utilisant les ressorts de ce qu'on appelle le néo-rétro.

Concrètement, elles misent sur la nostalgie, à l'instar de Citroën qui dévoile celle que l'on présente déjà comme la star de ce salon : la 2CV version électrique, que RTL a pu tester à Vélizy- Villacoublay, dans les Yvelines, au centre de recherche et design de Stellantis, où le modèle a été conçu dans le secret pendant un an.

La voiture ressemble vraiment à l'ancienne avec ses phares ronds et son toit repliable. "On a les sièges banquettes qui rappellent évidemment les 2CV d'origine, un volant monobranche, le pommeau de vitesse iconique… On essaie vraiment de ramener le bruit de la 2CV au démarrage et pourquoi pas pousser jusqu'à 20-30 km/h", résume Pierre Leclercq, le patron belge du design de Citroën, testant le klaxon à l'ancienne.

Avec environ 200 kilomètres d'autonomie et un prix ultra-serré aux environs de 15.500 euros, cette 2CV se présente comme l'une des électriques les moins chères du marché.

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Pourtant, Volkswagen avec la Coccinelle, BMW avec la Mini, Fiat avec la 500... Tous activent ce levier du neuf avec du vieux et la recette fonctionne. Pour preuve, pile deux ans après son lancement, la R5 branchée se classe numéro 2 des ventes en électrique, et atteint quasiment les 200.000 exemplaires produits à l'usine de Douai.

"Un atout pour les constructeurs qui ont plusieurs décennies d'histoire"

Le succès du néo-rétro promet de grosses économies à la clé pour les constructeurs, car lancer une voiture coûte au minimum 400 millions d'euros en général. Là, ils peuvent capitaliser sur un nom, selon Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'Automobile.

"C'est clairement un atout pour les constructeurs qui ont plusieurs décennies d'histoire derrière eux parce qu'ils peuvent miser sur des modèles dans lesquels ils ont investi beaucoup d'argent en marketing, en publicité. La notoriété de ces véhicules n'est pas à faire. En tout cas, il y a un effet curiosité, il y a un effet buzz qui s'installe", juge-t-il.

Un atout face aux nouvelles marques chinoises, selon Xavier Chardon, le patron de Citroën : "Faire appel à des clins d'œil du passé, c'est rassurant par rapport à des voitures dont on ne connaît pas le pedigree. La 2CV, il y a un côté Madeleine de Proust. C'est la voiture la plus collectionnée au monde".
Au Mondial de l'Auto, Renault doit également présenter sa R8 Gordini électrique, quand Peugeot dévoilera sa 208 GTI, elle aussi branchée, face aux constructeurs chinois venus en force cette année avec pas moins de 25 marques représentées.

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