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Malus contre l'ultra fast-fashion : c'est "une bonne idée" mais où est le bonus ?

Olivier Dauvers explique ce qui se cache derrière le nouveau malus sur le prix des vêtements ultra-éphémères vendus par Shein, Temu ou encore AliExpress.

Un sac de la marque Shein, désormais vendue au BHV à Paris (image d'illustration)

Crédit : Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Malus écologiques sur les vêtements : pourquoi c'est malheureusement une bonne idée

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Malus écologiques sur les vêtements : pourquoi c'est malheureusement une bonne idée

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Olivier Dauvers - édité par Marie-Lys de Fremond

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Depuis le 1er septembre 2026, le gouvernement a mis en place un malus écologique sur les vêtements, pour contrer notamment Temu et Shein. Il s'agit de renchérir le prix des produits vendus par les plateformes chinoises. Une chemise sera pénalisée de 6 euros, une robe ou un pantalon de 7 euros, un manteau ou une veste de 12 euros, et le montant du malus devrait encore s'alourdir d'ici à 2030.

La première difficulté va d'abord être de bien définir ce qu'on appelle en fiscalité "l'assiette", c'est-à-dire les produits concernés, afin d'avoir des critères objectifs. Parmi ces critères, il y a le nombre d'articles différents mis en marché chaque saison par le site internet ou par le magasin, ou encore le coût de la réparation comparé au prix initial de l'article. Si la réparation est trop coûteuse par rapport au prix du neuf, ça devient de l'ultra fast fashion. 

Un malus ou une taxe ?

C'est malheureusement une bonne idée. Malheureusement, d'abord pour les acheteurs les plus modestes, mais aussi parce que les consommateurs n'ont pas la conscience environnementale suffisamment chevillée au corps. C'est donc à la fiscalité de les remettre dans le droit chemin, ce qui fonctionne, notamment dans l'automobile.

Néanmoins, l'automobile propose un malus et un bonus. Ce qui pose problème dans le cas des vêtements d'ultra fast-fashion. Il y a bien un malus d'un côté pour les produits qui ne sont pas responsables ou qui ne sont pas durables, mais il n'y a pas de bonus pour les produits qui le sont. Or, un malus sans bonus s'appelle une taxe.
De plus, pour embarquer le peuple des consommateurs vers un changement de consommation, il faudrait à la fois le bâton et la carotte. Ceux qui sont plus responsables que les autres devraient pouvoir en tirer un bénéfice, être incités et récompensés. Donc, en achetant des produits vertueux, il faudrait qu'il y ait un bonus en parallèle, en symétrie.

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