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Lidl, Aldi, Netto... Pourquoi le discount alimentaire ne progresse pas en France malgré la crise du pouvoir d'achat

La part des dépenses alimentaires des Français dans les enseignes discount s'élève à 12%, et n'a pas changé en vingt ans. Olivier Dauvers explique ce fait surprenant, en pleine crise du pouvoir d'achat.

Image d'illustration. Logo Lidl

Crédit : JOEL SAGET / AFP

Le patron de Lidl limogé, le hard-discount alimentaire patine

00:03:42

Le patron de Lidl limogé, le hard-discount alimentaire patine

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Olivier Dauvers - édité par La rédaction numérique de RTL

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Nommé à l'été 2024, le patron de Lidl John Paul Scally a été limogé, a annoncé vendredi 18 septembre la direction du discounter d'origine allemande. Un changement soudain de direction qui dit beaucoup sur la santé de l'enseigne. Contrairement à ce que les tensions sur le pouvoir d'achat laissent à penser, le discount alimentaire comme Lidl, Aldi ou Netto patine. La part des dépenses alimentaires des Français dans ces enseignes est de 12% et n'a pas bougé en vingt ans. 

Si cela peut paraître surprenant, ces données reflètent la consommation des Français. Faire ses courses dans une enseigne discount suppose trois renoncements pour le consommateur. Le premier, c'est le renoncement au choix. Il n'y a que 1.800 à 2.000 produits du quotidien dans ces magasins, soit entre dix et vingt fois moins de choix que dans un supermarché, à l'image d'un Super U ou d'un Leclerc. 

Moins de services pour de meilleurs prix

Le deuxième renoncement se fait sur le service. Dans ces magasins, il n'y a pas de rayon à la coupe comme une boucherie, une poissonnerie ou une fromagerie. Enfin, le troisième est l'expérience d'achat, c'est-à-dire ce qu'on vous donne à vivre quand vous êtes dans le magasin. Les magasins de discount sont souvent petits et peu flamboyants. 

Néanmoins, en échange de ces trois renoncements il y a de très bons prix, notamment parce qu'il n'y a pas de choix. Commander autant de quantités sur un seul produit donne de meilleurs prix auprès des fournisseurs. 


Mais cet avantage prix ne suffit pas à faire basculer la majorité des consommateurs. Une partie des clients fréquente ces magasins par contrainte, faute d'alternative compatible avec leur budget. Les autres y vont de manière ponctuelle. C'est ce qui explique la stabilité du secteur sur longue période. Très peu de Français réalisent l'essentiel de leurs achats alimentaires dans ces enseignes. Résultat : la part du discount alimentaire dans la consommation reste figée.

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